Retentissement de l’hépatite C sur la sexualité

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Le diagnostic d’une hépatite C entraîne souvent des questions très concrètes pour la vie sexuelle. Le virus peut-il être transmis à un ou une partenaire ? Certaines pratiques doivent-elles être adaptées ? Que change un traitement qui guérit l’infection ? Ces questions se rapportent au risque de transmission, aux conséquences de la maladie et à la place de la sexualité dans le parcours de soins.

L’hépatite C est une infection du foie causée par le virus de l’hépatite C (VHC). La transmission survient surtout lors d’une exposition au sang. L’infection peut rester silencieuse pendant des années, devenir chronique et entraîner une fibrose puis, chez certaines personnes non traitées, une cirrhose1.

Les traitements actuels ont profondément changé le pronostic. Les antiviraux à action directe (AAD) permettent le plus souvent une guérison virologique après une cure orale de quelques semaines. La réponse virologique soutenue correspond à l’absence d’ARN du VHC détectable douze semaines après la fin du traitement2.

Après une réponse virologique soutenue, l’ARN du VHC n’est plus détectable dans le sang. Une cirrhose déjà constituée nécessite un suivi spécifique. La fatigue peut mettre du temps à régresser. La crainte de transmettre et le souvenir d’anciens traitements peuvent encore peser sur la sexualité2.

Points clefs

  • Rechercher l’ARN VHC après toute sérologie positive.
  • Proposer un traitement par AAD à toute personne dont l’ARN VHC est détectable, sauf situation nécessitant une évaluation spécialisée, notamment pendant la grossesse ou chez l’enfant de moins de 3 ans.
  • Rechercher une infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le virus de l’hépatite B (VHB), évaluer la fibrose hépatique et vérifier l’immunisation contre les hépatites A et B.
  • Proposer un dépistage aux partenaires lorsque la situation le justifie.
  • Adapter la prévention au risque réel de contact avec du sang, au lieu d’imposer des interdits globaux.
  • Rechercher les troubles du désir, de l’excitation, de l’érection, de la lubrification, de l’orgasme, les douleurs et l’insatisfaction sexuelle.
  • Identifier les facteurs aggravants : cirrhose, fatigue, dépression, anxiété, comorbidités, médicaments, substances, précarité, stigmatisation, anciens traitements.
  • Après guérison, continuer à prendre au sérieux les difficultés sexuelles persistantes et le risque de réinfection si les expositions continuent.

Pourquoi parler de sexualité avec les personnes vivant avec le VHC ?

Le VHC peut soulever une question de transmission. L’infection, la maladie hépatique et l’histoire thérapeutique peuvent aussi modifier la vie sexuelle.

Le VHC peut être transmis lorsque du sang entre en contact avec une muqueuse ou une peau lésée. Les situations à rechercher comprennent les fissures ou lésions, les règles, une infection sexuellement transmissible (IST) ulcérative ou rectale, le partage d’un sextoy sans protection ou nettoyage adapté, et le partage de matériel d’injection ou de sniff lors d’un rapport3.

Le retentissement clinique mérite la même attention. Le diagnostic, la peur d’avoir transmis le virus, la fatigue, une cirrhose, une dépression ou des effets secondaires liés à un ancien traitement par interféron peuvent modifier le désir, l’excitation, l’érection, la lubrification, l’orgasme, la satisfaction sexuelle et la façon de se sentir désirable.

Les études sur la sexualité et le VHC sont difficiles à comparer. Elles portent sur des populations différentes, ne distinguent pas toujours les personnes avec ou sans cirrhose, incluent parfois des personnes traitées par interféron et utilisent des questionnaires différents. Une méta-analyse publiée en 2025, qui réunissait dix-huit études sur les hépatites B ou C chroniques, retrouvait une fréquence élevée de troubles sexuels ; l’hétérogénéité très importante entre les études interdit de rapporter ce résultat à une personne donnée45.

Ce qu’il faut savoir sur le VHC aujourd’hui

Le virus en bref

Le virus de l’hépatite C est un virus enveloppé à ARN. Il appartient au genre Hepacivirus, dans la famille des Flaviviridae. Plusieurs génotypes du VHC circulent dans le monde. Une personne guérie peut être réinfectée après une nouvelle exposition au virus6.

Le VHC circule surtout dans le sang. Après contamination, il gagne principalement le foie, entre dans les hépatocytes et utilise leur machinerie pour produire de nouvelles particules virales. La maladie vient ensuite de la persistance du virus et de l’inflammation chronique qu’elle entretient. Environ 30 % des personnes infectées éliminent spontanément le virus dans les six mois ; environ 70 % développent une infection chronique. À long terme, cette inflammation peut conduire à une fibrose, une cirrhose puis un carcinome hépatocellulaire1.

Le VHC a été identifié en 1989, après des années d’enquête sur des hépatites transmises par le sang qui n’étaient ni des hépatites A ni des hépatites B. Cette découverte a permis les tests de dépistage, la sécurisation des dons de sang et, plus tard, les traitements antiviraux qui guérissent aujourd’hui la majorité des infections7.

Le VHC circule principalement par le sang. Les situations classiques sont le partage de matériel d’injection, de sniff ou de préparation de drogues, le matériel médical ou de tatouage/piercing insuffisamment stérile, les transfusions ou produits sanguins non dépistés dans certains pays, la transmission mère-enfant, et certaines pratiques sexuelles avec exposition au sang1.

Le dépistage commence par les anticorps anti-VHC. Si le test est positif, il faut rechercher l’ARN du VHC : c’est cet examen qui indique si l’infection est active. Après une exposition récente, une élévation inexpliquée des transaminases ou une suspicion forte, la recherche d’ARN peut être nécessaire avant même la positivité des anticorps. Le bilan doit aussi évaluer la fibrose hépatique, rechercher le VIH et le VHB, et vérifier l’immunisation contre les hépatites A et B afin de vacciner les personnes non immunisées lorsque c’est indiqué2.

La présence d’ARN VHC dans le sang signe une infection active. Chez l’adulte, l’adolescent et l’enfant à partir de 3 ans, hors grossesse, les recommandations actuelles conduisent à proposer un traitement oral par AAD. La plupart des schémas durent 8 à 12 semaines ; certaines situations imposent une durée différente, notamment selon l’état du foie ou les traitements déjà reçus. Les AAD sont beaucoup mieux tolérés que les anciens schémas et obtiennent une guérison virologique chez plus de 95 % des personnes traitées8.

Après une guérison virologique, les anticorps anti-VHC restent souvent positifs et ne permettent pas de dépister une réinfection. Lorsqu’une nouvelle exposition est possible, la surveillance porte donc sur l’ARN du VHC. En cas de fibrose avancée ou de cirrhose, le suivi hépatologique se poursuit après la disparition du virus3.

Quand la sexualité expose au sang

La transmission du VHC est liée au passage de sang. Les baisers, les caresses, le partage d’un repas, la toux, les éternuements et les contacts ordinaires ne transmettent pas le VHC. Le risque doit être réévalué lorsqu’une pratique sexuelle peut exposer une muqueuse ou une peau lésée à du sang1.

Dans un couple stable où aucun contact avec du sang n’est susceptible de se produire, le risque de transmission sexuelle est très faible. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) indiquent qu’une personne vivant avec le VHC et ayant un partenaire sexuel stable de longue date n’a pas à modifier systématiquement ses pratiques sexuelles. Le ou la partenaire doit recevoir une information sur le VHC et pouvoir accéder au dépistage9.

Le risque augmente lorsqu’une exposition au sang devient possible : rapports anaux traumatiques, saignement visible ou possible, règles, fissures, lésions muqueuses, IST ulcérative ou rectale, sextoys partagés sans protection ou nettoyage adapté, fisting, pratiques avec matériel pouvant blesser, usages de substances en contexte sexuel, partage de matériel d’injection ou de sniff10.

Les transmissions sexuelles du VHC sont surtout documentées chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Elles surviennent plus fréquemment lorsque plusieurs facteurs se cumulent : infection par le VIH, IST rectale, saignement, rapports anaux traumatiques, fisting, usages de substances en contexte sexuel (chemsex), partage de matériel d’injection ou de sniff, ou réseau sexuel dans lequel le VHC circule déjà3.

L’évaluation du risque porte sur les expositions au sang, parfois invisibles, et sur l’état des muqueuses. L’orientation sexuelle n’est pas en elle-même un facteur de transmission. Une IST rectale peut faciliter le saignement. Les usages de substances en contexte sexuel peuvent prolonger les rapports, multiplier les partenaires, diminuer la perception des lésions et s’accompagner de partage de matériel10.

La prophylaxie pré-exposition (PrEP) contre le VIH protège du VIH et n’empêche pas une infection par le VHC. Le suivi de la PrEP permet de proposer un dépistage régulier du VHC aux personnes ayant des expositions sexuelles répétées, des IST répétées ou des usages de substances en contexte sexuel. Les recommandations prévoient un dépistage à l’initiation de la PrEP, puis au moins annuel, et plus fréquent lorsque les expositions se répètent3.

Les mesures de prévention dépendent des pratiques qui peuvent mettre du sang en contact avec une muqueuse ou une peau lésée. Elles comprennent le préservatif ou une autre barrière, des gants lorsque cela est utile, un préservatif changé ou un nettoyage adapté des sextoys, l’absence de partage du matériel d’injection ou de sniff, le dépistage du VHC et des autres IST, ainsi que la réduction des risques lors d’usages de substances en contexte sexuel. En l’absence de contact sanguin, aucune restriction générale de la vie sexuelle n’est justifiée3.

Aucune prophylaxie post-exposition validée ne prévient l’infection par le VHC. Après une exposition percutanée, muqueuse ou sexuelle comportant un contact sanguin plausible, le suivi biologique est organisé afin de diagnostiquer rapidement une infection active et de proposer son traitement9.

Quand le diagnostic entre dans la sexualité

Après l’annonce d’une hépatite C, certaines personnes surveillent chaque pratique sexuelle : faut-il le dire, ai-je transmis le virus, y a-t-il eu du sang, une fissure, une douleur, un risque pour l’autre ? Le désir peut rester présent alors que les rapports s’arrêtent, parce que la crainte de transmettre prend toute la place.

Cette crainte peut persister après la guérison, surtout lorsque l’information initiale a été confuse. Dans un couple, l’entretien porte sur le résultat de l’ARN du VHC, les pratiques réellement vécues, l’existence d’un contact avec du sang et la place éventuelle du dépistage chez le ou les partenaires. Ces éléments permettent de choisir des précautions adaptées et de lever les restrictions qui ne correspondent pas au risque3.

Troubles sexuels associés au VHC

Les études décrivent des difficultés sexuelles dans plusieurs domaines : désir diminué, satisfaction sexuelle altérée, fatigue limitant le désir, troubles de l’érection ou de l’éjaculation, baisse de lubrification, douleurs, difficultés orgasmiques, anxiété de performance, gêne corporelle, sentiment d’être moins désirable. Aucun de ces symptômes n’est spécifique du VHC. Leur association avec la maladie hépatique, la fatigue, l’humeur, les comorbidités et l’histoire thérapeutique doit être interrogée11.

Chez les hommes, les travaux disponibles décrivent surtout une altération de la qualité de vie sexuelle et des troubles de l’érection. Chez les femmes et les personnes ayant une vulve, les données sont moins nombreuses, mais les troubles du désir, de l’excitation, de la lubrification, de la satisfaction et les douleurs sont également rapportés. Le manque d’études ne doit pas être confondu avec une absence de symptômes12.

La sévérité de l’atteinte hépatique compte, surtout en cas de cirrhose avancée. Des difficultés sexuelles peuvent aussi apparaître avant la cirrhose, lorsque la fatigue, l’anxiété, une dépression, la peur de transmettre, la précarité, les troubles du sommeil, l’alcool, les autres substances ou certains médicaments pèsent sur le désir et les sensations corporelles13.

Cirrhose, fibrose avancée et sexualité

En cas de fibrose avancée ou de cirrhose, une plainte sexuelle doit être replacée dans le contexte hépatique global. La fatigue, la fonte musculaire, les troubles du sommeil, l’ascite, les douleurs, l’hypogonadisme, les perturbations hormonales, les modifications de l’image corporelle, l’alcool, le diabète, l’hypertension, la dyslipidémie, les maladies cardiovasculaires et les traitements associés peuvent tous intervenir14.

Une méta-analyse publiée en 2026 rapporte, chez des hommes vivant avec le VHC, des variations de la testostérone libre et totale, de la prolactine, de l’estradiol et de la protéine porteuse des hormones sexuelles (sex hormone-binding globulin, SHBG). Le niveau de certitude était faible à très faible ; ces résultats doivent être replacés dans une évaluation clinique de l’état hépatique, des comorbidités et des traitements15.

Une plainte sexuelle nécessite une évaluation de l’état hépatique, du niveau de fatigue, des comorbidités métaboliques et cardiovasculaires, des traitements, de l’humeur, des douleurs, de l’image corporelle et de la sécurité des pratiques sexuelles. L’échange entre l’équipe d’hépatologie et le ou la professionnelle qui accompagne la sexualité permet de ne pas isoler cette plainte du reste du suivi.

Effets des nouveaux traitements sur la sexualité

Les antiviraux à action directe (AAD) ont transformé la prise en charge de l’hépatite C. En France, ils ont remplacé les anciens traitements longs, lourds et souvent mal tolérés par quelques semaines de comprimés, avec une guérison virologique dans plus de 95 % des cas. Les études de qualité de vie montrent une amélioration après traitement, y compris chez des personnes avec cirrhose compensée ou décompensée ; les résultats varient selon les essais et les populations étudiées16.

Des travaux centrés sur la sexualité rapportent aussi une amélioration après guérison par AAD, notamment lorsque la dépression n’est pas au premier plan, avec une amélioration de certains scores sexuels chez les femmes comme chez les hommes17181920.

La suppression de l’infection active peut améliorer une partie du retentissement sexuel. Elle ne suffit pas lorsque la plainte est liée à une cirrhose, une dépression, une difficulté relationnelle, un traitement psychotrope, des douleurs, une ménopause, un diabète ou une peur de réinfection. Ces situations doivent être évaluées pour elles-mêmes. La guérison virologique enlève une cause majeure ; elle ne remplace pas l’examen clinique.

Anciens traitements par interféron et ribavirine

Les anciens schémas à base d’interféron et de ribavirine ne sont plus la référence thérapeutique en France. Ces traitements peuvent toutefois rester présents dans l’histoire de nombreuses personnes traitées avant l’arrivée des AAD. Chez certaines personnes, cette période a correspondu à des mois de fatigue, de douleurs, d’irritabilité, de troubles de l’humeur, de baisse du désir, de difficultés érectiles ou de perte de satisfaction sexuelle. Après la fin du traitement, des symptômes ou des appréhensions liés à cette période peuvent persister.

Les études menées à l’époque de l’interféron décrivaient une baisse de plusieurs dimensions de la sexualité pendant le traitement, suivie d’une amélioration progressive après l’arrêt chez une partie des personnes traitées, surtout en cas de réponse virologique soutenue. Les traitements d’entretien prolongés par interféron, aujourd’hui hors des stratégies usuelles, étaient associés à une altération persistante de la qualité de vie et de la sexualité2122.

À l’échelle mondiale, les recommandations privilégient les traitements sans interféron. L’enjeu reste l’accès réel aux AAD : enregistrement, remboursement, financement, disponibilité. Dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire, cet accès reste incomplet. Il faut donc parler d’inégalités d’accès aux traitements modernes, plutôt que présenter l’interféron comme un traitement actuel recommandé2324.

Grossesse, allaitement et parentalité

La transmission périnatale du VHC survient pendant la grossesse ou, plus souvent, autour de l’accouchement. Les CDC indiquent que plus de 6 enfants sur 100 nés d’une personne vivant avec le VHC seront infectés. Le risque concerne surtout les situations où l’ARN du VHC est détectable pendant la grossesse et augmente en cas de co-infection par le VIH. Aucune césarienne systématique, prophylaxie antivirale néonatale ou stratégie obstétricale n’a démontré sa capacité à supprimer ce risque. Les gestes invasifs intrapartum, notamment le monitorage fœtal interne et la rupture artificielle précoce des membranes, sont évités lorsqu’ils ne sont pas nécessaires25. Tous les enfants exposés doivent être dépistés. Les CDC recommandent une recherche d’ARN du VHC entre l’âge de 2 et 6 mois ; lorsqu’elle est indétectable après l’âge de 2 mois, aucune surveillance virologique supplémentaire n’est requise en l’absence de signe clinique évocateur26.

Quand une personne ayant un projet de grossesse vit avec une infection active par le VHC, le traitement avant la grossesse doit être discuté chaque fois que c’est possible. Pendant la grossesse, les AAD ne constituent pas encore un traitement routinier faute de données suffisantes à grande échelle ; ils peuvent être discutés au cas par cas avec une équipe spécialisée. La ribavirine, utilisée dans d’anciens schémas, est contre-indiquée pendant la grossesse en raison de sa tératogénicité ; cette précaution concerne aussi les 6 mois suivant son arrêt25.

Les données disponibles ne montrent pas de transmission du VHC par le lait maternel. Une personne vivant avec le VHC peut généralement allaiter. Si le mamelon ou l’aréole saigne ou se fissure, l’allaitement au sein concerné est suspendu jusqu’à cicatrisation. Pendant cette interruption, le lait du sein concerné est exprimé puis éliminé afin de préserver la lactation. En cas de co-infection par le VIH, les recommandations propres au VIH guident la décision27.

Comment évaluer la sexualité en consultation ?

« Et sexuellement ? » ne suffit pas. Il faut savoir si la personne évite les rapports, si elle a peur de transmettre, si elle guette le moindre saignement, si l’érection ou la lubrification ont changé, si la fatigue diminue le désir, si l’orgasme est devenu difficile, si les douleurs sont apparues, si le partenaire s’est éloigné, si un ancien traitement continue à peser.

Le bilan tient compte du statut virologique, de la fibrose ou de la cirrhose, d’une co-infection par le VIH ou le VHB, du diabète, de l’hypertension, de la dyslipidémie, des maladies cardiovasculaires, des traitements antidépresseurs ou antipsychotiques, des traitements hormonaux, des douleurs chroniques, de la ménopause, de la grossesse ou d’un projet parental. Les AAD sont généralement bien tolérés, mais les interactions médicamenteuses doivent être recherchées avant leur prescription. Les traitements d’une dysfonction érectile, notamment le sildénafil et le tadalafil, sont évalués avec le terrain cardiovasculaire et les autres médicaments en cours2.

À la fin de l’entretien, la personne doit savoir si l’ARN du VHC est détectable, quelles expositions sexuelles peuvent entraîner une transmission et quelles mesures de protection correspondent à ses pratiques. Les indications du préservatif, des barrières et du dépistage sont différentes dans un couple stable sans exposition au sang et dans des situations associant IST, infection par le VIH, usages de substances en contexte sexuel ou pratiques exposant au sang. Le dépistage du ou des partenaires peut compléter cette information3.

Conclusion

Aujourd’hui, l’hépatite C relève le plus souvent d’un traitement court, bien toléré et curatif. La sexualité ne doit pourtant pas disparaître de la consultation : elle réunit le risque de contact avec le sang, les effets de la fatigue et de la maladie hépatique, les conséquences d’anciens traitements, la peur de transmettre et la façon dont la personne se sent dans son corps.

Le risque de transmission sexuelle doit être rapporté aux situations où du sang peut entrer en contact avec une muqueuse ou une peau lésée. Après une guérison virologique confirmée, le VHC ne circule plus dans le sang. Une gêne sexuelle persistante mérite une évaluation clinique, y compris lorsque le virus a disparu du sang.

Références

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