Troubles de l’orgasme féminin
8 août 2026 dans by Dr Arnaud ZELER
1 août 2026 dans Conseils sexo by Catherine TROADEC
Les semaines qui suivent un accouchement modifient souvent la vie sexuelle. La cicatrisation, les soins au nourrisson, le sommeil interrompu et la réorganisation du couple pèsent à des degrés variables sur le désir, l’excitation, la lubrification, la douleur et le sentiment de se sentir désirable.
La reprise de l’intimité ne suit pas de calendrier précis. Les études donnent des fréquences utiles. L’entretien permet de comprendre ce qui, dans une situation donnée, soutient ou freine la reprise de la sexualité.
Lors d’un entretien postnatal, ces thèmes peuvent être abordés avec la personne qui a accouché : récupération physique, douleurs, allaitement, contraception, fatigue, humeur, vécu de l’accouchement et relation avec le ou les partenaires.
En France, le suivi après la naissance comprend notamment l’entretien postnatal précoce entre la quatrième et la huitième semaine, puis la consultation médicale postnatale entre la sixième et la huitième semaine après l’accouchement. Le portail public des 1000 premiers jours décrit ces rendez-vous comme des moments consacrés à la récupération physique, à la santé mentale, à l’allaitement, à la relation avec le bébé, à la contraception et, lorsque cela est nécessaire, à la rééducation périnéale ou abdominale.1
Les recommandations françaises de pratique clinique du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) décrivent la consultation postnatale comme un rendez-vous de synthèse après la grossesse et l’accouchement. Cette consultation sert à repérer les séquelles, informer sur la contraception, rechercher des troubles psychiques, évaluer les difficultés d’allaitement et aborder la relation avec l’enfant.2
Le National Institute for Health and Care Excellence (NICE), organisme public britannique chargé d’élaborer des recommandations pour les professionnels de santé, recommande d’aborder les douleurs périnéales, la cicatrisation, la santé mentale, la contraception et la sexualité lors des consultations postnatales. Les soignants peuvent ouvrir le sujet de la sexualité sans attendre que la personne le fasse spontanément.3

28 juillet 2026 dans Journées de santé, Maladies et sexualité by Dr Arnaud ZELER
Le diagnostic d’une hépatite C entraîne souvent des questions très concrètes pour la vie sexuelle. Le virus peut-il être transmis à un ou une partenaire ? Certaines pratiques doivent-elles être adaptées ? Que change un traitement qui guérit l’infection ? Ces questions se rapportent au risque de transmission, aux conséquences de la maladie et à la place de la sexualité dans le parcours de soins.
L’hépatite C est une infection du foie causée par le virus de l’hépatite C (VHC). La transmission survient surtout lors d’une exposition au sang. L’infection peut rester silencieuse pendant des années, devenir chronique et entraîner une fibrose puis, chez certaines personnes non traitées, une cirrhose1.
Les traitements actuels ont profondément changé le pronostic. Les antiviraux à action directe (AAD) permettent le plus souvent une guérison virologique après une cure orale de quelques semaines. La réponse virologique soutenue correspond à l’absence d’ARN du VHC détectable douze semaines après la fin du traitement2.
Après une réponse virologique soutenue, l’ARN du VHC n’est plus détectable dans le sang. Une cirrhose déjà constituée nécessite un suivi spécifique. La fatigue peut mettre du temps à régresser. La crainte de transmettre et le souvenir d’anciens traitements peuvent encore peser sur la sexualité2.
(suite…)25 juillet 2026 dans by Dr Arnaud ZELER
Avant même de franchir la porte d’un centre d’assistance médicale à la procréation, l’infertilité et sa prise en charge peuvent déjà bousculer la sexualité du couple. Portés par l’espoir d’une grossesse, les rapports sexuels se transforment parfois en rendez-vous programmés, réduits à la pénétration vaginale et à l’éjaculation. Le désir devient alors une obligation à une date précise, tandis que l’excitation, le plaisir ou l’orgasme passent au second plan. Les examens, les injections, les prélèvements, l’attente des résultats et les échecs successifs ajoutent une temporalité médicale à la vie intime.
L’évaluation sexologique recherche les difficultés qui peuvent réduire les chances de conception spontanée, celles qui résultent de l’infertilité et celles qui sont aggravées par le parcours d’AMP. Elle concerne la personne qui reçoit les traitements, le ou les partenaires et, lorsqu’il est distinct, le co-parent. Le vocabulaire s’adapte à la situation : organes présents, gamètes utilisés, personne qui portera la grossesse, identité de genre, pratiques sexuelles et organisation du projet parental. Une femme cisgenre, un homme trans ou une personne non binaire peuvent avoir des ovaires ou un utérus ; une personne qui produit des spermatozoïdes n’est pas nécessairement un homme.
21 juillet 2026 dans Journées de santé, Maladies et sexualité by Dr Arnaud ZELER
Lorsqu’une personne consulte pour une difficulté sexuelle ou des difficultés à concevoir, l’alimentation est rarement explorée de façon approfondie. Pourtant, les antécédents, les traitements, le bilan hormonal, les facteurs vasculaires ou métaboliques, le stress et la relation de couple sont systématiquement abordés. Les habitudes alimentaires, en revanche, ne font souvent l’objet que de quelques questions générales, tout comme le sommeil, le tabac ou les autres substances. Or, la composition de l’alimentation influence directement le poids, la glycémie, le profil lipidique et la santé vasculaire, autant de paramètres déterminants pour la fonction sexuelle. Des travaux récents suggèrent en outre un impact sur certains marqueurs hormonaux et spermatiques.12
Les travaux consacrés à la junk food et aux produits ultra-transformés permettent aujourd’hui de préciser ces liens. Ainsi, dans un essai contrôlé mené en 2019, 20 adultes ont alterné deux semaines d’alimentation ultra-transformée et deux semaines d’alimentation peu ou pas transformée. Résultat : la phase ultra-transformée a entraîné une augmentation moyenne de l’apport énergétique de 500 kcal par jour et une prise de poids de 0,9 kg en seulement deux semaines.3
Une étude croisée publiée en 2025 chez 43 hommes a également observé des modifications du poids et du métabolisme lipidique dans les deux conditions d’apport énergétique prévues. Plus préoccupant : dans certaines conditions expérimentales, l’alimentation ultra-transformée a provoqué une diminution de la concentration en FSH (hormone folliculo-stimulante), impliquée dans la spermatogenèse. La motilité totale des spermatozoïdes a également montré une tendance à la baisse, sans que ce résultat soit formellement démontré.2 Le désir, l’excitation, l’orgasme, les douleurs pendant l’activité sexuelle et la satisfaction restent cependant peu étudiés dans ce contexte. En consultation, ces données biologiques prennent tout leur sens lorsqu’elles sont intégrées à l’histoire sexuelle, au vécu corporel, aux traitements et au contexte relationnel du patient.
14 juillet 2026 dans Points de repères sexo by Dr Arnaud ZELER
La santé sexuelle des personnes trans et non binaires concerne l’accès au soin, la confidentialité, la prévention des infections sexuellement transmissibles, la contraception lorsqu’une grossesse est possible, la fertilité, les douleurs, le désir, l’image corporelle, les traitements d’affirmation de genre et les conditions de l’examen clinique.
Dans ses recommandations relatives aux adultes trans, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande d’utiliser, sauf souhait contraire de la personne, le terme « personnes trans » comme terme générique. Elle définit les personnes non binaires comme des personnes dont le genre peut associer plusieurs identités de genre simultanément ou à des moments différents, relever d’un genre neutre ou évoluer au cours du temps.1
(suite…)20 juin 2026 dans Conseils sexo by Dr Arnaud ZELER
Dans notre pratique de sexologues libéraux nous sommes constamment confrontés à la question du Désir, désir sexuel, désir au sein du couple.
Nous sommes amenés à rencontrer en consultation des individus mis à mal dans leur sexualité car très souvent sous l’influence des idées véhiculées par les médias d’une « bonne conduite sexuelle » qui, la plupart du temps, n’est pas représentative de la sexualité de la majorité d’entre nous.
Les articles « bien-être » véhiculés par de nombreux médias nous enjoignant à avoir une sexualité toujours plus épanouie peuvent parfois créer l’exact inverse de leur but premier et conduire à des dérives, et à de fausses croyances sur la sexualité. Il est alors facile pour un bon nombre de personnes de s’imaginer que la vie sexuelle des autres est bien plus passionnante que la leur.
Cette pratique fait le point sur un sujet régulièrement abordé dans les magazines : la pratique du sexe en extérieur ou dans un lieu insolite. C’est en effet un fantasme répandu et souvent réalisé, mais en réalité, la plupart des couples préfère le confort et l’intimité de la chambre à coucher !
(suite…)17 juin 2026 dans Points de repères sexo by Dr Arnaud ZELER
La lubrification vaginale est un phénomène automatique, qui commence dans les 10 à 30 secondes après le début de l’excitation sexuelle, donc au tout début du rapport sexuel, pendant les préliminaires.
Une femme de 20 ans a en général besoin de 15 secondes pour lubrifier complètement son vagin, alors qu’une femme ménopausée mettra entre 5 et 20 minutes1.
Le lubrifiant physiologique est un liquide transparent, de la consistance du blanc d’oeuf, produit non pas par des glandes, mais par un processus de transsudat vaginal2 par le biais d’une exfiltration de plasma au travers des parois grâce à l’engorgement vasculaire.
A ce transsudat, vient s’ajouter à la fin de la phase d’excitation un liquide sécrété par les glandes de Bartholin, situées légèrement en dessous et de parts et d’autres de l’orifice vaginal, afin de participer plus spécifiquement à la pénétration (et également au maintient d’une humidité naturelle en temps normal).
(suite…)15 juin 2026 dans Formation en Santé Sexuelle, Journées de santé by Catherine TROADEC
Une étude américaine montre que parmi les 75 à 85 ans, 26% déclarent être sexuellement actif1.
Cependant, la proportion de la population sexuellement active en résidence tombe à 8%.
Si l’amour fait partie du quotidien des EHPAD, rythmé par les couples qui se font et se défont, comment laisser les sentiments et la sexualité des personnes âgées s’épanouir librement ?
(suite…)12 juin 2026 dans Journées de santé, Maladies et sexualité by Dr Arnaud ZELER
Dans notre société où le nombre de personnes en surpoids augmente, maintenir une vie sexuelle et affective satisfaisante chez ces personnes devient un vrai challenge. En effet, les études ont démontré l’impact négatif du surpoids sur la sexualité aussi bien chez l’homme (troubles de l’érection, diminution de la taille de la verge) que chez la femme (baisse du désir, baisse de la sensibilité et du plaisir)1.
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