Dr Arnaud ZELER

Effets du tabagisme sur la sexualité masculine

16 novembre 2019 dans Points de repères sexo

Pour cette nouvelle édition du #MoisSansTabac, nous avons décidé de nous pencher sur les effets du tabagisme sur la sexualité.

Dans ce premier article, nous allons reprendre de manière la plus complète possible les effets du tabac sur la sexualité masculine.

Dans le cadre du #MoisSansTabac, vous êtes libre, si vous le souhaitez, de partager, reprendre, diffuser, modifier, ou améliorer cet article via tous les supports que vous voudrez si votre but est de promouvoir la santé sexuelle et/ou le sevrage tabagique. Merci cependant de toujours mettre un lien vers cet article (https://sexoblogue.fr/effets-du-tabagisme-sur-la-sexualite-masculine) et vers les références bibliographiques.

On sait déjà depuis longtemps que le tabac est mauvais pour la fonction érectile sur le long terme, par le biais de l’effet athérogène de la fumée de cigarette qui entraîne des plaques qui « bouchent » les artères aussi bien au niveau du système vasculaire coronarien, responsable de la vascularisation du coeur, que sur les artères péniennes, responsables de la vascularisation de la verge et du mécanisme de l’érection. 

Mais, les études montrent que la cigarette agit aussi de manière négative sur la sexualité par d’autres mécanismes, y compris à très court terme, et que le fait de fumer potentialise de façon très importante le risque de souffrir de troubles érectiles lorsqu’ils sont associés à d’autres pathologies délétères pour la fonction sexuelle.

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Catherine TROADEC

La cyber-infidélité et ses conséquences

22 octobre 2019 dans Points de repères sexo

Réseaux sociaux

Le cabinet d’avocats anglais Lake Legal 1 a interrogé 200 de ses clients sur les diverses raisons qui les amenaient à divorcer. Un tiers de ces derniers ont déclaré que l’utilisation que faisait leur partenaire du réseau social Facebook, était l’un des principaux facteurs déclencheurs de la crise de couple, puis de la séparation.    

Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux modifient les relations humaines et, par conséquent, les rapports dans le couple. 

Qu’entend-on par « cyber-infidélité » ? Quels sont les comportements des infidèles sur la toile ? Quelles conséquences pour le couple ? 

Qu’est-ce-que l’infidélité ? 

Le dictionnaire Larousse donne comme définition à l’infidélité « un manque de respect à un engagement ». 

Dans notre société occidentale, à la fois pour des raisons culturelles, sociales et affectives, le modèle du couple est la monogamie. Ainsi, pour la majorité des couples, l’infidélité se définit par un acte sexuel ou émotionnel avec un ou une autre partenaire, ne respectant pas l’attente d’exclusivité dans le couple.  

Chaque couple définit sa propre norme de la fidélité et il est important de faire part de sa conception du couple à son partenaire, avec ses propres désirs et limites.  

On entend beaucoup parler de nos jours de fidélité sexuelle, de fidélité des sentiments, de fidélité émotionnelle etc. Pour certains, ces notions sont dissociables alors que, pour d’autres, elles représentent les fondations solides d’une vie à deux. 

Dans un couple, la définition claire des limites de l’intimité et une discussion ouverte à ce sujet prévient les comportements de cyber-infidèlité 2

L’infidélité survient la plupart du temps dans un contexte d’insatisfactions personnelles et/ou relationnelles. Il y a toujours plusieurs facteurs en cause. Un stress (même positif), un changement de vie important (naissance, déménagement, etc.), des difficultés dans le couple, peuvent être des raisons évoquées parmi tant d’autres. 

« Cyber-séduction » : où est la limite ? 

Le développement des réseaux sociaux a permis l’émergence d’échanges relationnels d’un nouveau type : les relations dans le monde virtuel. De nombreux sites proposent des services en tout genre : rencontres d’un soir ou pour la vie, rencontres extra conjugales, tchats ou webcams.

Le virtuel permet l’anonymat, la création d’un avatar, d’un autre soi ; on se présente comme on veut, on peut modifier son identité, son âge, ses photos. 

Beaucoup recherchent une valorisation narcissique en se prouvant qu’il peuvent encore plaire, ou bien  tentent de s’évader de leur routine quotidienne, ou ont le besoin de se sentir exister autrement. 

Il n’est pas nécessaire qu’il y ait un passage à l’acte pour qualifier l’infidélité, une rencontre dite émotionnelle, virtuelle, peut suffire. Il s’agira d’échanges de messages, de photos etc. Le vécu de l’infidélité est subjectif, différent pour chacun, en fonction de son histoire, de ses expériences de vie et notamment en matière de relations amoureuses et sexuelles. 

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Notes:

  1. http://lakelegal.co.uk/facebook-plays-a-part-in-one-in-three-divorces/
  2. Nathalie Dessaux. Infidélité par Internet. Congrès Sexogyn, Marseille, 11 octobre 2019.
Dr Arnaud ZELER

[Livre] Moins de stress grâce au sexe par Magali Croset-Calisto

21 octobre 2019 dans Livres, Revue de Presse

Le stress ne se contente pas de perturber notre mental et notre quotidien. Il a un effet très négatif sur notre vie sexuelle.

À l’origine de dysfonctions sexuelles masculines (impuissance, éjaculation précoce) et féminines (douleurs pendant les rapports), il provoque un manque de confiance en soi, des malentendus, un malaise vis-à-vis du partenaire… et lentement détruit le couple à petit feu.

Si le stress perturbe le sexe, il faut savoir que, pour se débarrasser du stress… rien de tel que le sexe !

Magali Croset-Calisto est sexologue clinicienne, psychologue, spécialisée dans le domaine des addictions. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages.

Magali Croset-Calisto détaille les nombreuses vertus du sexe du renforcement cardio-vasculaire à l’accélération des facultés mentales, et notamment son effet positif contre le stress.
Elle indique des pistes pour réduire le stress et augmenter la satisfaction sexuelle en même temps que ce soit par la ré-érotisation du corps (massage, jeux érotiques, etc.), le slow sex, l’orgasme de la peau… Et comment exploiter l’incroyable « potentiel orgasmique du stress » pour un quotidien plus épanoui et libéré.

Dr Arnaud ZELER

La lubrification vaginale en questions

15 octobre 2019 dans Points de repères sexo

lubrification

Qu’est-ce que la lubrification vaginale ?

La lubrification vaginale est un phénomène automatique, qui commence dans les 10 à 30 secondes après le début de l’excitation sexuelle, donc au tout début du rapport sexuel, pendant les préliminaires.

Une femme de 20 ans a en général besoin de 15 secondes pour lubrifier complètement son vagin, alors qu’une femme ménopausée mettra entre 5 et 20 minutes 1.

Le lubrifiant physiologique est un liquide transparent, de la consistance du blanc d’oeuf, produit non pas par des glandes, mais par un processus de transsudat vaginal 2 par le biais d’une exfiltration de plasma au travers des parois grâce à l’engorgement vasculaire.

A ce transsudat, vient s’ajouter à la fin de la phase d’excitation un liquide sécrété par les glandes de Bartholin, situées légèrement en dessous et de parts et d’autres de l’orifice vaginal, afin de participer plus spécifiquement à la pénétration (et également au maintient d’une humidité naturelle en temps normal).

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Notes:

  1. Roy J Levin (2003) The ins and outs of vaginal lubrication, Sexual and Relationship Therapy, 18:4, 509-513, DOI: 10.1080/14681990310001609859
  2. Masters W, Johnson VE. The physiology of the vaginal reproductive function. West J Surg Obstet Gynecol. 1961.
Catherine TROADEC

Trois conseils pour parler de sexualité avec son ado

8 octobre 2019 dans Conseils

Nombreux sont les parents qui se demandent quelle attitude adopter face à leur adolescent pour aborder les questions liées à la sexualité. Comment en parler avec lui ? L’informer des risques ? A quel moment ? Faut-il attendre que le jeune en parle spontanément ou bien au contraire, faire le premier pas ? Quelques questions, parmi d’autres, que les parents redoutent. Pourtant le rôle éducatif de l’adulte est également de pouvoir apporter des éléments de réponses aux jeunes dans ce domaine de la vie.

La sexualité existe et débute dès le début de la vie.

Les diverses manifestations de l’adolescence (puberté, nouvelles découvertes, notamment sexuelles) laissent penser, à tord, que la sexualité commence à cette période là. 

Au contraire, elle évolue depuis la naissance de l’individu, et poursuivra son évolution tout au long de la vie, en fonction de l’âge et des évènements rencontrés par chacun au cours de son histoire personnelle.  

Dès l’âge de trois ans l’enfant manifeste une curiosité sexuelle. Il prend conscience de la différence anatomique des sexes, c’est-à-dire de la présence ou de l’absence du pénis. Il caresse son sexe à l’occasion de jeux, du bain etc. Souvent, d’ailleurs le parent ne veut pas le voir ou sanctionne l’enfant. Pourtant, c’est dès cet âge là que l’adulte a un rôle éducatif à jouer auprès de l’enfant, rôle important pour la suite des apprentissages de ce dernier. 

C’est au moment de l’adolescence que s’opèrent des changements à la fois physiologiques et psychologiques qui vont être nécessaires au jeune pour passer de la sexualité infantile à celle d’adulte. La sexualité infantile est essentiellement auto-érotique, elle n’est pas encore tournée vers l’autre, elle le sera à l’adolescence, à partir de la puberté. Ce passage est une transition, qui peut durer plusieurs années, selon le rythme de chacun.

Il faut toujours garder à l’esprit que la sexualité infantile, et même celle de l’adolescent de 17 ans, est différente de celle de l’adulte. Les questionnements, les besoins affectifs et les désirs ne sont pas les mêmes. 

1 ) Ne pas s’immiscer dans l’intimité de son adolescent

Il ne faut pas provoquer la discussion autour de la sexualité avec son adolescent mais plutôt être attentif, à son écoute et savoir saisir le bon moment. On peut, par exemple, déjà lui demander ce qu’il sait de la sexualité. Il ne faut surtout pas être intrusif cela aurait l’effet inverse escompté et l’adolescent risquerait de se fermer complètement. 

Les adolescents ont besoin, pour se construire, d’avoir leurs secrets et la sexualité en fait partie ; il faut respecter cela en ne demandant pas à connaitre leur sexualité.

Cependant, il est important de ne jamais éluder une question autour de la sexualité posée par un enfant, même très jeune, ce afin de ne pas dramatiser le sujet mais plutôt de signifier à l’enfant qu’il a le droit d’en parler et que ses questions sont légitimes. 

2) Ne jamais évoquer sa propre sexualité

Comme le rappelle le médiatique pédopsychiatre, Marcel Rufo : il est strictement interdit de parler de sa propre sexualité avec son enfant et l’intimité est la clé de la sexualité.
Il est important que les enfants ignorent la sexualité de leurs parents, et ce, à tout âge d’ailleurs ! On ne peut pas partager ses histoires de sexe avec son adolescent, ni le laisser raconter les siennes.

Un jeune découvre la sexualité avec un autre jeune de son âge et pas à travers les histoires de ses parents. Au contraire, la découverte de la sexualité doit être une transgression extra-familiale.

Il faut faire confiance aux adolescents, ils en savent déjà beaucoup sur la sexualité ! Et surtout, il ne faut pas essayer de « flouter » les différences de générations : nos enfants ne sont pas nos amis !

De plus, il faut que les parents soient attentifs à ne pas projeter leurs propres angoisses ou craintes ou mauvaises expériences sur leurs enfants.

3) Ne pas se sentir obligé d’en parler si l’on n’est pas à l’aise

Un parent qui se sent mal à l’aise face à son adolescent à propos des questions liées à la sexualité ne doit pas se sentir dans l’obligation d’en parler avec lui, ce pour plusieurs raisons. 

En premier lieu l’adolescent va ressentir la gêne du parent ce qui pourra avoir des répercussions sur ses représentations de la sexualité (tabou ? quelque chose de dangereux ? etc.). 

L’adulte pourrait avoir une réaction négative, ce qui pourrait entrainer des difficultés ultérieures chez l’adolescent si un jour il avait besoin de partager avec son parent une situation grave (agression sexuelle notamment) qu’il traverserait.  

Parfois il arrive qu’un des parents se sentent plus à l’aise que l’autre, en fonction du genre aussi (papa/garçon ; maman/fille). C’est une discussion à avoir au niveau du couple pour pouvoir apporter une réponse à son enfant le moment voulu et l’orienter simplement vers le parent le plus enclin à la discussion. 

Proposer à l’adolescent un espace dédié, avec des personnes extérieures au cercle familial et à même de répondre à ses questions, est tout à fait envisageable. L’enfant et les parents se sentiront alors plus à l’aise. L’important étant d’entendre la demande de son enfant et de lui proposer un espace adapté à ses besoins de savoir du moment. 

Cependant, si tout va bien par ailleurs, il n’est pas nécessaire de proposer à l’adolescent une rencontre en consultation privée avec un spécialiste (sexologue ou thérapeute qui, généralement en cabinet, traitent des difficultés sexuelles ou relationnelles) mais de lui proposer une rencontre en planning familial, par exemple. Ce sont des lieux ressources qui se consacrent à l’éducation sexuelle des jeunes et peuvent répondre à leurs questions liées à la sexualité ; ils proposent plusieurs dispositifs de rencontre : en groupe, en individuel ou simplement de l’information avec des plaquettes, des livres, des films etc. Les plannings familiaux sont également habilités à délivrer la contraception.  

A retenir

  • La sexualité humaine est un apprentissage et l’adulte a un rôle éducatif majeur à jouer auprès des jeunes. Il est nécessaire de sensibiliser tôt les enfants à la sexualité, avec un discours adapté en fonction de l’âge. Il s’agit avec les plus jeunes de poser les notions de base de respect de l’autre, de tolérance, de consentement.
  • Concernant les adolescents il faut les mobiliser sur les enjeux de santé sexuelle afin d’éviter les risques de grossesses précoces non désirées aisni que les infections sexuellement transmissibles.
  • L’éducation à la sexualité permet de lutter contre les violences sexuelles.
  • Afin de protéger les enfants contre les violences sexuelles, il est nécessaire de répéter aux enfants que leur corps leur appartient, que personnes n’a le droit d’y toucher, pas même un proche. L’enfant doit également savoir nommer les différentes parties de son anatomie.

Dr Arnaud ZELER

Au revoir, Blog d’un sexologue…

17 septembre 2019 dans Annonces

Créé en 2012 initialement pour partager les prises de notes des cours du DIU de Sexologie, puis pour diffuser différentes actualités autour de la sexualité, le Blog d’un sexologue s’est transformé en Blog de deux Sexologues lorsque le Dr ZELER, Médecin généraliste sexologue, a été rejoint par Catherine TROADEC, psychologue clinicienne sexologue, afin d’offrir un apport psychologique au contenu très médical publié alors sur le Blog.

Suite aux retours très enthousiastes des visiteurs du Blog (Etudiants du D.I.U, Sexologues, Professionnels de santé et Patients), nous avons comme projet de l’enrichir et de le développer encore plus, en proposant, à terme, du contenu pour les patients, des outils de formation, un annuaire etc.

C’est pourquoi, aujourd’hui, nous disons :

AU REVOIR, https://www.blogdunsexologue.com

…et BONJOUR, https://sexoblogue.fr (subtil jeu de mot, vous l’aurez compris, entre « Blogue » -version francisée de « Blog »- et « Sexologue » ;) ) !

Le transfert d’un nom de domaine vers un autre entraînant inévitablement quelques bugs, nous nous excusons par avance des désagréments temporaires que cela pourrait causer.

N’hésitez pas à nous faire part dans les commentaires ou par e-mail des anomalies que vous constaterez. D’ailleurs, si tout fonctionne, vous pouvez également nous l’indiquer ;-) !

Enfin, pour fêter ce nouveau nom de domaine, nous lançons un petit sondage auquel vous pouvez répondre dans les commentaires : quels thèmes et/ou fonctionnalités du site souhaiteriez vous voir plus mis en avant ?

Merci d’avance pour vos réponses !