Retentissement de l’hépatite C sur la sexualité
28 juillet 2026 dans Journées de santé, Maladies et sexualité by Dr Arnaud ZELER
Le diagnostic d’une hépatite C entraîne souvent des questions très concrètes pour la vie sexuelle. Le virus peut-il être transmis à un ou une partenaire ? Certaines pratiques doivent-elles être adaptées ? Que change un traitement qui guérit l’infection ? Ces questions se rapportent au risque de transmission, aux conséquences de la maladie et à la place de la sexualité dans le parcours de soins.
L’hépatite C est une infection du foie causée par le virus de l’hépatite C (VHC). La transmission survient surtout lors d’une exposition au sang. L’infection peut rester silencieuse pendant des années, devenir chronique et entraîner une fibrose puis, chez certaines personnes non traitées, une cirrhose1.
Les traitements actuels ont profondément changé le pronostic. Les antiviraux à action directe (AAD) permettent le plus souvent une guérison virologique après une cure orale de quelques semaines. La réponse virologique soutenue correspond à l’absence d’ARN du VHC détectable douze semaines après la fin du traitement2.
Après une réponse virologique soutenue, l’ARN du VHC n’est plus détectable dans le sang. Une cirrhose déjà constituée nécessite un suivi spécifique. La fatigue peut mettre du temps à régresser. La crainte de transmettre et le souvenir d’anciens traitements peuvent encore peser sur la sexualité2.
(suite…)Références
- Organisation mondiale de la Santé. « Hépatite C », 26 juin 2026. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/hepatitis-c[↩]
- Haute Autorité de Santé, ANRS-MIE et Conseil National du Sida et des Hépatites Virales. « Recommandations de prise en charge des personnes infectées par le virus de l’hépatite C », janvier 2024. https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2023-09/recommandations_vhc_2023_09_21.pdf[↩][↩]























