Les conséquences du Papillomavirus sur la sexualité
4 mars 2026 dans Maladies et sexualité par Dr Arnaud ZELER
![]() 70% à 80% des personnes sexuellement actives ont contracté ou risquent de contracter un papillomavirus. A l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation aux HPV, le 4 mars, Sexoblogue propose un article sur les retentissement de l’infection HPV sur la sexualité ainsi qu’un point sur le fonctionnement du vaccin contre le papillomavirus. |
L’infection HPV est un drame dans le monde actuel. Malgré le fait que la médecine dispose des moyens nécessaires, tels que la prévention, le dépistage et la vaccination, afin d’éradiquer cette maladie ; force est de constater que le papillomavirus continue à faire des ravages.
La prévention de l’infection HPV est ainsi un enjeu majeur de santé publique.
Le papillomavirus est un virus très répandu et contagieux :
- C’est un virus extrêmement contagieux qui infecte la peau et les muqueuses (dont les muqueuses génitales).
- Il est spécifique à l’espèce humaine et ne peut pas être transmis à d’autres espèces.
- Les virus sont nus (non enveloppés) et stables, et leur taux de mutation est très bas.
- Les virus favorisent la prolifération des cellules qu’ils infectent.
La famille des papillomavirus compte 200 types différents, dont 40 sont capables d’infecter la zone ano-génitale des femmes et des hommes.
Parmi ces nombreux types, il y a des virus HPV entrainant des formes pathologiques plus bénignes que d’autres :
- les HPV non-oncogènes (qui n’entraînent pas le cancer), dits à bas risque : HPV6 et HPV11, qui sont responsables de 90 % des verrues génitales ;
- les HPV oncogènes (ils vont pouvoir entraîner le cancer), dits à haut risque : 16, 18, 31, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58 et 59, qui sont notamment impliqués dans le développement du cancer du col de l’utérus.









