Les dysfonctions sexuelles font partie des symptômes non moteurs fréquents de la maladie de Parkinson.
La sexualité peut être perturbée de multiples façons : directement par la maladie elle-même ou ses comorbidités, mais aussi indirectement par les traitements médicamenteux, par les conséquences générales liées à toute pathologie chronique (fatigue, faiblesse musculaire, mobilité réduite, troubles de la concentration), ou encore par des facteurs psychosociaux comme la dépression, l’anxiété, une altération de l’estime de soi, de l’image corporelle, ou des difficultés relationnelles.
De nombreux hommes et femmes atteints de la maladie déclarent ainsi une insatisfaction sexuelle marquée. Dans une étude conduite auprès de personnes vivant avec la maladie, les dysfonctions sexuelles ont été classées au 12e rang des 24 symptômes les plus gênants.
Les difficultés sexuelles rapportées se regroupent autour de deux grands axes : d’une part, une altération de la fonction sexuelle (diminution du désir, troubles de l’érection, difficultés à atteindre l’orgasme), et d’autre part, une augmentation de la préoccupation sexuelle, parfois marquée par des comportements compulsifs ou une hypersexualité.
Si les troubles de la fonction sexuelle sont aujourd’hui bien identifiés dans le cadre de la maladie de Parkinson, les troubles du contrôle des pulsions, comme l’hypersexualité, restent en revanche moins connus du grand public comme de certains professionnels.
Références