Journée Internationale des droits des femmes
La Journée Internationale des droits des femmes aura lieu le 8 mars. Cette journée permet d’aborder les violences conjugales comme une atteinte à la sécurité, à l’autonomie, à la santé sexuelle et à l’accès aux soins.
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Points clefs
- Les violences conjugales regroupent des violences psychologiques, verbales, physiques, sexuelles, économiques, administratives ou numériques commises par un partenaire ou un ancien partenaire.
- Le repérage repose sur des questions simples, posées en tête-à-tête, dans un cadre confidentiel, sans conjoint, proche ou enfant présent.
- La priorité clinique est l’évaluation du danger : menaces, armes, strangulation, escalade, grossesse, séparation, harcèlement, isolement, enfants exposés et emprise.
- En danger immédiat, il faut contacter le 17, le 112 ou le 114 par SMS. Le 3919 assure écoute et orientation, 24 h/24 et 7 j/7, pour les victimes, l’entourage et les professionnels.
- Le secret professionnel reste la règle. Le signalement se fait avec l’accord de la personne, avec des exceptions prévues par la loi lorsqu’un danger immédiat et une situation d’emprise empêchent la protection de la victime.
- Une thérapie de couple ne doit pas être proposée lorsque des violences sont actives ou lorsque la personne victime n’est pas en sécurité.
Les violences conjugales sont des violences commises par un partenaire intime ou un ancien partenaire. Elles peuvent survenir dans un couple marié, pacsé, en concubinage, séparé ou en cours de séparation. Le cadre clinique est celui d’un rapport de contrôle, de peur, d’isolement, de répétition des faits et d’atteinte à l’autonomie de la personne victime. La Haute Autorité de santé recommande aux professionnels de santé et du secteur médico-social de repérer systématiquement les violences au sein du couple, car les personnes concernées les évoquent rarement spontanément en consultation.
Les femmes sont les principales victimes des violences conjugales enregistrées et des violences graves au sein du couple. Les hommes, les personnes LGBT+, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les personnes dépendantes administrativement ou économiquement peuvent également être concernés. L’article garde donc une formulation centrée sur les victimes, tout en tenant compte des recommandations françaises qui portent principalement sur les violences faites aux femmes.
Les violences peuvent être physiques, avec coups, bousculades, morsures, étranglement, séquestration ou menace avec arme. Elles peuvent être psychologiques, avec humiliations, dévalorisation, menaces, surveillance, chantage au suicide, isolement ou intimidation. Elles peuvent être sexuelles, avec rapports imposés, peur de refuser, contraception sabotée, exposition forcée à des images sexuelles ou contrôle de la sexualité. Elles peuvent aussi être économiques, administratives ou numériques, avec confiscation d’argent, contrôle des papiers, surveillance du téléphone, accès imposé aux mots de passe ou géolocalisation.
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