Sexoblogue.fr : Des conseils d’experts pour une sexualité épanouie

Dr Arnaud ZELERCatherine TROADEC

Comprendre l’éjaculation prématurée

21 décembre 2025 dans Podcasts, Points de repères sexo by et

S’abonner au Podcast : https://anchor.fm/sexoblogue

Écouter ses Apple podcasts

L’éjaculation prématurée, plus connue auprès du grand public sous le terme éjaculation précoce, est une dysfonction sexuelle qui touche près d’un homme sur cinq.

Pourtant le sujet reste difficile à aborder pour bon nombre d’entre eux alors qu’une prise en charge sexologique donne de bons résultats.

(suite…)
Dr Arnaud ZELER

Sexualités et handicaps : des perspectives éthiques, cliniques et inclusives

3 décembre 2025 dans Journées de santé, Maladies et sexualité by

La sexualité constitue un aspect central du bien-être et de l’identité de tout individu. Pour les personnes en situation de handicap, cet enjeu est souvent méconnu, mal compris ou minimisé, alors même qu’il recèle des implications complexes, allant de l’épanouissement personnel à la prévention des violences sexuelles.

Cet article vise à éclairer les professionnels de santé sur les défis, les besoins et les approches possibles pour accompagner ces patients et leurs proches.

(suite…)
Publication Instagram Sexoblogue
Dr Arnaud ZELER

VIH et sexualité : les repères actuels de prévention

1 décembre 2025 dans Maladies et sexualité by

La prévention de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) associe le dépistage, le traitement des personnes vivant avec le VIH, la prophylaxie pré-exposition (PrEP), le traitement post-exposition (TPE), les préservatifs externes ou internes, la vaccination contre l’hépatite B et la mise à disposition de matériel d’injection à usage unique. Dans une consultation de prévention, l’évaluation porte sur les pratiques sexuelles, les sites anatomiques exposés, les expositions au sang, le statut virologique connu des partenaires et les moyens de prévention déjà utilisés.

Le traitement d’une personne vivant avec le VIH, la PrEP prise avant une exposition et le TPE instauré après une exposition récente répondent à des situations différentes. Les recommandations précisent leurs indications et leurs modalités de suivi.12

(suite…)

Références

  1. Haute Autorité de santé. Traitement préventif pré-exposition de l’infection par le VIH. Recommandation de bonne pratique, mise en ligne le 6 août 2024, validée le 6 février 2025. https://www.has-sante.fr/jcms/p_3536524/fr/traitement-preventif-pre-exposition-de-l-infection-par-le-vih[]
  2. Haute Autorité de santé. Traitement préventif post-exposition au VIH. Recommandation de bonne pratique, août 2024. https://www.has-sante.fr/jcms/p_3536535/fr/traitement-preventif-post-exposition-au-vih[]
Dr Arnaud ZELER

Retentissement du diabète sur la sexualité

14 novembre 2025 dans Journées de santé, Maladies et sexualité by

Le diabète expose à des troubles sexuels par plusieurs voies qui se croisent : atteinte vasculaire, neuropathie autonome ou périphérique, modifications hormonales, infections génito-urinaires, douleurs, fatigue, humeur, médicaments et retentissement relationnel. Ces difficultés concernent les personnes vivant avec un diabète et leurs partenaires, avec des expressions différentes selon l’âge, l’anatomie, les traitements hormonaux éventuels, le type de diabète, l’ancienneté de la maladie et les complications déjà présentes.

Les études disponibles classent encore majoritairement les résultats en catégories « hommes » et « femmes ». En consultation, le raisonnement doit aussi tenir compte de l’anatomie, des traitements hormonaux éventuels, des antécédents chirurgicaux, de l’histoire gynécologique ou urologique et de l’identité de genre.

Dans une consultation, la sexualité mérite donc d’être abordée comme une partie du suivi du diabète. Une difficulté d’érection peut révéler une atteinte vasculaire ou un risque cardiovasculaire plus large. Chez les femmes, les troubles du désir, de l’excitation, de la lubrification, de l’orgasme ou les douleurs pendant les rapports sont fréquents et restent souvent peu recherchés. Le soignant peut ouvrir la discussion, car beaucoup de personnes attendent une question explicite pour parler de sexualité.1

(suite…)

Références

  1. Leona Hariharan, Tom F. Lue et Alan W. Shindel, « Sexual Dysfunction in Diabetes », Endotext, dernière mise à jour le 13 mai 2026, NCBI Bookshelf[]
Dr Arnaud ZELER

Retentissements des pathologies prostatiques sur la sexualité

2 novembre 2025 dans Maladies et sexualité by

L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) et les troubles urinaires du bas appareil (TUBA) font partie des maladies chroniques qui impactent le plus négativement la sexualité1.

Combinés à l’hypertrophie bénigne de la prostate, les troubles urinaires du bas appareil multiplient par 4 les risques de souffrir d’une dysfonction sexuelle, érectile ou orgasmique chez les hommes âgés. Non seulement elles perturbent le quotidien, mais diminuent également tant la qualité de vie en général que la vie sexuelle, relationnelle et psychologique de celui qui en souffre. Elles peuvent même être à l’origine de troubles anxieux et d’états dépressifs. Prendre en charge rapidement l’hypertrophie bénigne de la prostate et les troubles urinaires du bas appareil, permet d’améliorer l’humeur et, en parallèle, les fonctions urinaires et sexuelles des patients qui en sont affectés.

(suite…)

Références

  1. Colson, M.-H. 2014. « Conséquences psychologiques et sexuelles de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) ». Sexologies 23 (2): 85‑90. https://doi.org/10.1016/j.sexol.2014.04.004.[]
Dr Arnaud ZELER

Psoriasis : quels retentissements sur la sexualité ?

29 octobre 2025 dans Maladies et sexualité by

Le psoriasis est une maladie inflammatoire multifactorielle de la peau (dermatose) qui touche environ 2% de la population française1. Cette maladie dermatologique se caractérise par des plaques rouges et des squames (lamelles blanchâtres) bien souvent accompagnés de démangeaisons. Le psoriasis se manifeste par poussées. 

Il existe un terrain génétique au développement du psoriasis, avec 10% de formes héréditaires. D’autres facteurs comme un dysfonctionnement immunitaire, une prise médicamenteuse ou une émotion importante peuvent déclencher son apparition.

Cette pathologie affecte la santé, le bien-être et en grande partie la sexualité.

(suite…)
Publication Instagram Sexoblogue

Références

  1. https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/psoriasis[]
Dr Arnaud ZELER

Conseils pour prendre en charge les difficultés sexuelles des patients après un AVC

29 octobre 2025 dans Maladies et sexualité by

L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est actuellement la 2e cause de mortalité au niveau mondial1, et la première cause d’invalidité.

Sa prévalence augmente, alors que l’âge des patients qui en sont atteints diminue de plus en plus.

D’ici 2030, on estime que le nombre de victimes atteindra 7,8 millions2.

On distingue plusieurs types d’AVC dont les conséquences peuvent varier3 :

  • Les AVC ischémiques sont les plus fréquents,
  • Les AVC hémorragiques sont ceux qui ont le plus mauvais pronostic,
  • Les AVC lacunaires et les accidents ischémiques transitoires (AIT) sont moins prononcés et ont des conséquences moins sévères.

Retentissement des AVC sur la sexualité

Les AVC peuvent entraîner :

(suite…)
Publication Instagram Sexoblogue

Références

  1. Geoffrey A. Donnan et al., « Stroke », The Lancet 371, n° 9624 (10 mai 2008): 1612‑23, https://doi.org/10.1016/S0140-6736(08)60694-7[]
  2. A. Grenier Genest et F. Courtois, « Les accidents vasculaires cérébraux et leur impact sur la sexualité », Sexologies 26, n° 3 (juillet 2017): 115‑35, https://doi.org/10.1016/j.sexol.2016.11.001[]
  3. Stroke: A Practical Approach (Lippincott Williams & Wilkins, 2009)[]
Dr Arnaud ZELERCatherine TROADEC

Lien entre dépression et dysfonctions sexuelles

27 octobre 2025 dans Maladies et sexualité by et

Le lien entre dépression et dysfonctions sexuelles a été largement démontré123.

Cependant, le dépistage et la prise en charge des troubles de l’humeur, tout comme le dépistage et la prise en charge des troubles sexuels, sont tous les deux des situations complexes pour le soignant, comme pour le patient :

  • Déjà, parce que ces difficultés, que ce soit la dépression ou la dysfonction sexuelle, sont encore taboues et vécues comme honteuses par un grand nombre de patients
  • Ensuite, parce que le diagnostic de ces 2 types de pathologies est uniquement clinique : il n’existe pas d’examen complémentaire (prise de sang ou imagerie) qui permette de confirmer un diagnostic de syndrome dépressif caractérisé ou une dysfonction sexuelle. Il faut donc se fier au ressenti et à l’interrogatoire du patient, souvent chronophage, et à condition que celui-ci se sente suffisamment à l’aise pour se confier.
  • Enfin, la prise en charge de ces difficultés, que ce soit par le biais médicamenteux (antidépresseurs pour la dépression, IPDE-5 pour les troubles de l’érection, etc) ou non médicamenteux (soutien psychologique, psychothérapie ou sexothérapie), fait parfois l’objet de résistances de la part du patient qui redoute (et à juste titre) des effets secondaires, ou qui refuse de se voir comme un malade qui a besoin d’un traitement.

De plus, le lien entre dépression et difficultés sexuelles est tellement étroit qu’il est parfois difficile de distinguer lequel est la cause et lequel est la conséquence de l’autre.

En effet : 

  1. La sexualité est souvent altérée par la dépression elle-même
  2. La dysfonction sexuelle peut être à l’origine ou renforcer un syndrome dépressif
  3. Une dysfonction sexuelle peut être causée par le traitement de la dépression
(suite…)

Références

  1. Östman, Margareta. 2008. « Severe depression and relationships: the effect of mental illness on sexuality ». Sexual and Relationship Therapy 23 (4): 355‑63. https://doi.org/10.1080/14681990802419266.[]
  2. Atmaca M. Selective Serotonin Reuptake Inhibitor-induced Sexual Dysfunction: Current Management Perspectives. Neuropsychiatr Dis Treat. 2020 Apr 20;16:1043-1050. []
  3. Qian Liu et Al, Erectile Dysfunction and Depression: A Systematic Review and Meta-Analysis, The Journal of Sexual Medicine, Volume 15, Issue 8, 2018, Pages 1073-1082, ISSN 1743-6095, https://doi.org/10.1016/j.jsxm.2018.05.016.[]
Dr Arnaud ZELERCatherine TROADEC

Ménopause et sexualité

18 octobre 2025 dans Journées de santé, Maladies et sexualité by et

Il existe une confusion importante dans l’imaginaire populaire, mais également dans celle des soignants, entre période de procréation et période d’activité génitale.

Un grand nombre de personnes pensent que la ménopause, qui signe l’arrêt de la fonction procréatrice chez la femme, sera également source d’une diminution, voire d’un arrêt, de la fonction sexuelle.

Ce n’est pas le cas, et les études montrent que la sexualité des femmes ménopausées, lorsqu’elles ne présentent pas de pathologies liées à la ménopause, reste le plus souvent stable, voire améliorée, et peut même devenir un élément important de la qualité de vie.

Il existe cependant deux cas sur lesquels les soignants doivent rester vigilants à l’approche de cette période critique dans la vie d’une femme :

  • l’apparition de signes climatériques invalidants, qui auront un retentissement négatif sur la qualité de vie, la sexualité et le couple,
  • la période de remise en question (appelée « crise du milieu de vie » ou « crise de la cinquantaine ») parfois associée, et qui doit être prise en charge pour assurer au mieux le maintien en bonne santé
(suite…)
Publication Instagram Sexoblogue

La polyarthrite rhumatoïde et ses répercussions sur la santé sexuelle

12 octobre 2025 dans Articles invités, Maladies et sexualité by

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie inflammatoire qui touche plusieurs articulations.

Comme toute maladie chronique, celle-ci peut perturber la santé sexuelle et la qualité de vie des patients qui en sont atteints. Cette réalité reste pourtant sous-évaluée en pratique clinique.

Les raisons évoquées par les acteurs de santé en rhumatologie sont la contrainte de temps, le sentiment d’être mal à l’aise avec les problèmes sexuels et les interrogations sur leur rôle et leur compétence dans ce domaine de la santé sexuelle1.

A ce titre, le Ministère de la Santé dans son Plan de Stratégie en Santé Sexuelle 2017/2030 recommande non seulement de prendre en compte l’impact des maladies chroniques sur la vie sexuelle des patients, mais appelle aussi à la formation des intervenants et à la mise en œuvre de soins de support2

(suite…)

Références

  1. Perdriger A, Solano C, Gossec L. Pourquoi les rhumatologues devraient-ils s’intéresser à la sexualité des patients souffrant d’une polyarthrite rhumatoïde ? Revue du rhumatisme 77 (2010) 415-417.[]
  2. Ministère de la Santé. Plan de stratégie en santé sexuelle 2017-2030[]