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Comment prendre en charge les comportements sexuels problématiques dans la Maladie de Parkinson ?

11 avril 2025 dans Maladies et sexualité par

Comment prendre en charge les comportements sexuels problématiques dans la Maladie de Parkinson

Les dysfonctions sexuelles font partie des symptômes non moteurs fréquents de la maladie de Parkinson1.

La sexualité peut être perturbée de multiples façons : directement par la maladie elle-même ou ses comorbidités, mais aussi indirectement par les traitements médicamenteux, par les conséquences générales liées à toute pathologie chronique (fatigue, faiblesse musculaire, mobilité réduite, troubles de la concentration), ou encore par des facteurs psychosociaux comme la dépression, l’anxiété, une altération de l’estime de soi, de l’image corporelle, ou des difficultés relationnelles234.

De nombreux hommes et femmes atteints de la maladie déclarent ainsi une insatisfaction sexuelle marquée5567. Dans une étude conduite auprès de personnes vivant avec la maladie, les dysfonctions sexuelles ont été classées au 12e rang des 24 symptômes les plus gênants8.

Les difficultés sexuelles rapportées se regroupent autour de deux grands axes : d’une part, une altération de la fonction sexuelle (diminution du désir, troubles de l’érection, difficultés à atteindre l’orgasme), et d’autre part, une augmentation de la préoccupation sexuelle, parfois marquée par des comportements compulsifs ou une hypersexualité910.

Si les troubles de la fonction sexuelle sont aujourd’hui bien identifiés dans le cadre de la maladie de Parkinson, les troubles du contrôle des pulsions, comme l’hypersexualité, restent en revanche moins connus du grand public comme de certains professionnels.

Références

  1. Chaudhuri et al. (2006) International multicenter pilot study of the first comprehensive self-completed nonmotor symptoms questionnaire for Parkinson’s disease: The NMSQuest study. Mov Disord, 21, 916-923.[]
  2. Kotkova & Weiss (2013) Psychiatric factors related to sexual functioning in patients with Parkinson’s disease. Clin Neurol Neurosurg, 115, 419-424.[]
  3. Kummer et al. (2009) Loss of libido in Parkinson’s disease. J Sex Med, 6, 1024-1031.[]
  4. Bronner et al. (2015) Sexuality in patients with Parkinson’s disease, Alzheimer’s disease, and other dementias. Handb Clin Neurol, 130, 297-323.[]
  5. Bronner et al. (2004) J Sex Marital Ther, 30, 95-105.[][]
  6. Wielinski et al. (2010) J Sex Med, 7(4 Pt 1), 1438-1444.[]
  7. Bronner et al. (2014) Parkinsonism Relat Disord, 20, 1085-1088.[]
  8. Politis et al. (2010) Mov Dis, 25, 1646-1651.[]
  9. Sakakibara et al. (2001) Auton Neurosci, 92, 76-85.[]
  10. Solla et al. (2015) Mov Disord, 30, 604-613.[]

Asexualité : une réalité toujours incomprise

6 avril 2025 dans Journées de santé, Points de repères sexo par

Ne relevant d’aucune maladie psychiatrique, l’asexualité touche plus de 1 % de la population qui affirme leur présence et réclame la compréhension de la société.

Fiche repère cancer colorectal : Vie Intime et sexualité

23 mars 2025 dans Maladies et sexualité par

Atteindre le bonheur grâce à une vie affective et sexuelle épanouie

20 mars 2025 dans Points de repères sexo par

lotus zen

Être heureux dans son travail et dans la réalisation de ses projets sur le long terme, dépend d’un équilibre subtil entre épanouissement personnel, relationnel et affectif d’une part, et professionnel d’autre part.

S’il est vrai que beaucoup d’entre nous se plongent à corps perdu dans le travail lorsqu’un évènement douloureux survient dans leur vie, force est de constater qu’il ne s’agit là que d’une tentative d’évitement afin de ne pas se confronter à la réalité du problème qui, pourtant, persiste et parfois même, s’aggrave. Cela peut être une bonne stratégie dans un premier temps et permettre une prise de recul de la situation, n’empêchant pas pour autant le fait qu’il faudra bien s’y affronter tôt ou tard.

Ainsi, d’après notre expérience clinique et pratique, il est illusoire de penser que l’on peut être productif à long terme sur le plan professionnel si la vie personnelle est chaotique.

L’importance de la communication dans la sexualité du couple : comprendre, dépasser les blocages et raviver l’intimité

19 mars 2025 dans Articles invités par

La communication est souvent présentée comme le pilier d’une relation de couple épanouie, mais quand il s’agit de sexualité, le dialogue devient bien plus complexe. Entre tabous, peurs et manque de vocabulaire, beaucoup de couples n’osent pas ou ne savent pas comment aborder ce sujet intime.

Pourtant, une sexualité épanouie passe inévitablement par une parole libérée, bienveillante et sincère. En tant que sexothérapeute, je constate chaque jour combien ce manque de communication peut fragiliser un couple.

Dans cet article, je vous propose d’explorer les freins à la communication sexuelle, leurs conséquences sur le couple, ainsi que des outils concrets pour instaurer un dialogue sain et constructif.

Article invité

Léliane « Lilou » Lemoine est sexothérapeute et coach conjugale, passionnée par l’accompagnement des couples et des personnes qui souhaitent retrouver une sexualité épanouie et une relation de couple plus complice.

Elle reçoit aussi bien des couples que des personnes seules, pour travailler sur des problématiques telles que la baisse de désir, les difficultés relationnelles, les troubles sexuels, le manque de communication ou les blessures intimes.

Persuadée que la sexualité est un pilier du bien-être personnel et relationnel, Lilou propose également des ateliers pratiques et des accompagnements sur mesure , pour apprendre à mieux communiquer autour de la sexualité, raviver la flamme dans le couple et retrouver confiance en soi.

Elle consulte en cabinet et en ligne , afin de s’adapter aux besoins de chacun.

Pour en savoir plus : www.lilou-sextherapie.fr

Sommeil et santé sexuelle : un lien étroit à ne pas négliger

15 mars 2025 dans Maladies et sexualité par

Le sommeil est un besoin fondamental du corps, essentiel pour la santé et le bien-être. Un sommeil de qualité permet de récupérer de la fatigue physique et mentale, et de régénérer l’organisme en profondeur. Cependant, le lien entre le sommeil et la santé sexuelle est souvent méconnu, et pourtant il est bel et bien présent.

En tant que professionnel de la santé, il est important de comprendre le lien entre le sommeil et la sexualité afin d’optimiser la prise en charge des patients présentant des troubles de la santé sexuelle. Dans cet article, nous allons examiner de plus près ce lien complexe entre le sommeil et la sexualité, et comment il peut impacter la vie sexuelle des individus.

De nombreuses études ont montré que le manque de sommeil peut avoir des répercussions négatives sur la santé sexuelle, tant chez les hommes que chez les femmes. Ainsi, le manque de sommeil peut entraîner une baisse de la libido, des problèmes d’érection chez les hommes, une sécheresse vaginale chez les femmes, ainsi qu’une diminution de l’énergie et de la motivation, ce qui peut rendre les activités sexuelles moins attrayantes.

Les troubles sexuels liés à la maladie rénale chronique

13 mars 2025 dans Maladies et sexualité par

Journée mondiale du rein

Depuis 2006, le deuxième jeudi de mars marque la Journée mondiale du rein, une initiative portée par la Société internationale de néphrologie (ISN) et la Federation of Kidney Foundations – World Kidney Alliance (IFKF-WKA) pour sensibiliser à la santé rénale et à la prévention des maladies rénales.

À cette occasion, il est essentiel de rappeler un aspect souvent négligé : les troubles de la sexualité sont fréquents chez les patients atteints de maladie rénale chronique (MRC), avec un impact significatif sur leur bien-être et leur qualité de vie. Pourtant, ce sujet reste trop rarement abordé dans le parcours de soins. Aujourd’hui, mettons en lumière cette réalité et encourageons une prise en charge globale, où la santé sexuelle a toute sa place !

La maladie rénale chronique (MRC) est une affection caractérisée par une dégradation progressive et irréversible de la fonction rénale. Les reins, organes essentiels, assurent la filtration des déchets et de l’excès de liquides du sang, la production d’urine et la régulation de l’équilibre chimique de l’organisme.

Au cours de la MRC, la capacité des reins à assurer ces fonctions diminue progressivement, pouvant conduire à diverses complications, notamment l’hypertension, l’anémie, des problèmes osseux et une accumulation toxique de déchets dans l’organisme.

La maladie rénale chronique (MRC) est définie comme une altération de la fonction rénale (DFG < 60) et/ou la présence de lésions rénales (hématurie, leucocyturie, albuminurie supérieure à 30 mg/24 h ou ratio albuminurie/créatininurie > à 3 mg/mmol) présentes pendant au moins trois mois, quelle qu’en soit la cause1.

Elle est classée en différents stades en fonction de la filtration glomérulaire estimée (DFG) et de la présence ou de l’absence de lésions rénales.

Les manifestations cliniques de la MRC peuvent comprendre une réduction de la diurèse, des œdèmes au niveau des pieds et des chevilles, de l’hypertension, une asthénie, des nausées, des vomissements, des prurits, des troubles du sommeil et une anorexie.

Les causes fréquentes de la MRC incluent des pathologies chroniques telles que le diabète, l’hypertension et certaines maladies auto-immunes. Elle peut également résulter d’une obstruction des voies urinaires, de récidives d’infections rénales ou d’anomalies congénitales rénales.

La MRC est une affection de longue durée nécessitant un suivi médical rigoureux. Dans les stades avancés, la MRC peut progresser vers une insuffisance rénale terminale, définie par un DFG < 15 ml/min (ce qui correspond au moment où les deux reins ont perdu plus de 85% de leur fonction), et nécessitera une dialyse ou une transplantation rénale.

Références

  1. HAS • Guide du parcours de soins – Maladie rénale chronique de l’adulte (MRC) • juillet 2021[]

Les femmes et le libertinage : entre émancipation et reproduction des normes

7 janvier 2025 dans Enquêtes invitées par

Au XVIIIe siècle, dans la littérature européenne, la libertine est souvent associée à la figure de la prostituée, stigmatisée et marginalisée1. Pourtant, quelques personnages féminins marquants, comme la Marquise de Merteuil dans Les Liaisons dangereuses de Laclos2, incarnent une autre vision du libertinage féminin. La Marquise manipule les codes patriarcaux de son époque pour assouvir ses désirs et atteindre ses objectifs, combinant appétit sexuel et quête de pouvoir.

Ce type de personnage, bien que rare, reflète une réalité complexe : les femmes libertines de cette époque naviguaient dans des espaces où elles pouvaient revendiquer leur sexualité tout en restant limitées par des normes genrées strictes.

Références

  1. Femmes et libertinage au XVIIIe siècle, Anne Richardot[]
  2. Les Liaisons dangereuses, Laclos[]

L’histoire de nos outils pédagogiques 3D : une démarche au service de la santé sexuelle

2 décembre 2024 dans Actualités par

Depuis le lancement de nos premiers outils pédagogiques, nous avons parcouru un chemin riche en apprentissages, rencontres, et innovations. Ces outils, conçus pour répondre aux besoins des professionnels et des éducateurs en santé sexuelle, ont été façonnés par nos expériences personnelles et professionnelles, ainsi que par les retours de notre communauté. Voici une plongée dans l’histoire de cette aventure, qui continue de s’écrire grâce à votre soutien et à nos ambitions partagées.

Les effets de l’usage problématique du smartphone sur l’intimité conjugale et sexuelle

17 octobre 2024 dans Articles invités par

Dans notre société hyperconnectée, l’usage du smartphone est devenu incontournable. Pourtant, derrière cet outil quotidien se cache un phénomène insidieux qui affecte les relations de couple.

L’étude de Louise Paitel et ses collaborateurs, menée auprès de 330 couples hétérosexuels, a révélé des résultats surprenants sur l’impact de l’usage problématique du smartphone sur la satisfaction conjugale et sexuelle.