Gardnerella Vaginalis et sexualité

Cours du vendredi 7 février 2014 à 12:00 par
Partager cette page :

Note importante

Cet article est une retranscription d’un cours magistral tenu à l’oral, dispensé dans le cadre du Diplôme Inter Universitaire de Sexologie, qui dure 3 ans.
Chaque enseignant, dans sa discipline, a son propre référentiel théorique.
La retranscription de ces cours est un support de révision et apporte un complément d’informations à ceux qui s’intéressent au sujet.
C’est l’ensemble des visions transdisciplaires qui permet la richesse de ce DIU.
Malgré les efforts que nous avons fournis pour produire une transcription au plus près du cours d’origine, vous pouvez rencontrer des erreurs ou des évolutions dans les découvertes scientifiques.
N’hésitez donc pas à nous en faire part dans les commentaires, sous le cours :)

VII – GARDNERELLA VAGINALIS

Physiopathologie

Gardnerella_vaginalisGardnerella Vaginalis est une petite bactérie de la famille des Bifidobactéries, présent de manière physiologique dans le vagin en très petite quantité. Ce n’est que si elle prolifère de manière anormale qu’elle entravera des symptômes de vaginose.
Le vagin est une cavité septique qui contient de nombreux germes essentiels dont les plus importants sont les lactobacilles sécréteurs de peroxyde d’hydrogène (H2O2), indispensables à l’équilibre de la flore car elles permettent de garder le pH vaginal entre 3,8 à 4,5.
Ces lactobacilles, en se fixant sur les sites cellulaires du vagin, vont empêchent la prolifération des autres germes comme le Gardnerella vaginalis, les mycoplasmes, et d’autres germes anaérobies.
Au total, il existe 5 à 10 espèces autres que les lactobacilles en très faible quantité, leur prolifération est un signe de déséquilibre de la flore.
La vaginose à Gardnerella Vaginalis est due à un déséquilibre de la flore vaginale lié à de nombreux facteurs :
  • âge,
  • imprégnation hormonale,
  • grossesse,
  • activité sexuelle,
  • conditions hygiéniques,
  • facteurs iatrogènes,
  • stress,
  • etc…

Diagnostic

Devant un écoulement de sécrétions du vagin, appelé leucorrhée, de couleur grisâtre avec une forte odeur de poisson pourri, il est recommandé de faire un prélèvement afin de rechercher Gardnerella vaginalis dans les sécrétions. L’analyse retrouve un pH alcalin, ce qui signe une perturbation de la flore de Döderlein. Un test particulier appelé test à la potasse revient positif et l’analyse microscopique de la sécrétion retrouve des cellules caractéristiques (Clue Cells).

Traitement

Le traitement repose sur le Métronidazole (ex : FLAGYL® 500 mg : 4 comprimés à 500 mg en dose unique) ou bien sur le Secnidazole (ex : SECNOL® 2 g : 1 sachet en prise unique) (idem que pour trichomonas).

Partager cette page :
  •  
  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    Télécharger ce cours en PDFCliquez ici
    + +