V – TRICHOMONAS VAGINALIS
Epidémiologie
- Trichomonas vaginalis est un protozoaire flagellé, mobile extracellulaire et anaérobie.
- Incubation de 4 à 28 jours.
- Prévalence sous estimée car insuffisamment recherchée (manque de techniques spécifiques).
- Le taux de transmission sexuelle est très élevé (80 %).
- Selon l’OMS c’est la plus fréquente des IST dans le monde.
- Chez la femme le trichomonas est favorisé le plus souvent par le déséquilibre en œstrogènes. Il est fréquemment associé aux vaginoses.
Clinique
Chez l’homme
- Asymptomatique dans 90% des cas, fréquente chez les sujets plus âgés.
- Urétrite discrète avec parfois un léger suintement +/- goutte matinale.
- Balanite +/- inflammatoire.
Chez la femme
- Les formes subaiguës (60 à 70 %) :
- Vaginite et leucorrhées +/- abondantes, jaunes ou vertes parfois spumeuses.
- A la colposcopie : colpite focale sans cervicite.

- Les formes aiguës (10 %) :
- Leucorrhées très abondantes +++, mousseuses et aérées, jaunâtres, blanchâtres ou verdâtres avec une odeur de plâtre frais et cervicite.
- Prurit intense +/- dyspareunie.
- Signes urinaires (cystalgies, brûlures, pollakiurie…)
Diagnostic
Le diagnostic se fait par culture bactériologique, mais c’est une bactérie difficile à mettre en culture car très fragile. Des techniques type PCR sont en cours d’étude. L’idéal serait de mettre au microscope immédiatement le prélèvement et voir les protozoaires flagellés.
L’odeur est également caractéristique (poisson pourri) : dans les formes aiguës les femmes viennent car elles n’arrivent plus elles mêmes à supporter la mauvaise odeur.
Si on a une infection avec une odeur caractéristique et que le prélèvement revient négatif c’est probablement un trichomonas mais il a été détruit pendant le transport d’où la culture négative.
Traitement
Le traitement ne peut avoir sa totale utilité seulement si le ou les partenaires sont traités et si les autres IST sont recherchées.
Il repose sur les Nitro-5 imidazolés systémiques, qui ont également, en plus de leur activité antibiotique, une activité antiparasitaire, antiprotozoaire et amoebicide, d’où les indications pour le traitement de Trichomonas vaginalis.
Ce traitement peut être répété en cas d’échec :
- Métronidazole FLAGYL® 500 mg : 4 comprimés à 500 mg en dose unique soit 2 g ou 500 mg 2/J pdt 7/J1
- Tinidazole FASIGYNE® 500 mg : 4 comprimés à 500 mg en dose unique soit 2 g 2
- Secnidazole SECNOL® 2 g : 1 sachet en prise unique3
Les traitements locaux ne sont pas systématiques mais peuvent être proposés :
- Florgynal pour restaurer la flore génitale qui est souvent détruite : 1 gélule par voie vaginale matin et soir pendant 20 jours,
- Colposeptine® comprimé vaginal (chlorquinaldol 200 mg + Promestriène 10 mg) traitement réparateur de la flore vaginale4
Références
- FLAGYL® : 3,71€ les 20 comprimés de 250 mg[↩]
- FASIGYNE : 4,09€ les 4 cp tarif sécu[↩]
- SECNOL : 8,08€ tarif sécu[↩]
- Colposeptine® : 5€ non remboursé sécu[↩]









