Bienvenue sur Sexoblogue ! Si c'est votre première visite, vous pouvez soit vous abonner à notre Sexo'lettre, soit accéder à la mini-formation gratuite pour les soignants. Merci de votre visite !
Bienvenue à nouveau sur Sexoblogue ! Comme ce n'est pas la 1ère fois que vous venez ici, vous pouvez soit vous abonner à la Sexo'lettre, soit accéder à la mini-formation gratuite pour les soignants.
Gonococcie, gonocoque et sexualité
La gonococcie est une infection sexuellement transmissible bactérienne due à Neisseria gonorrhoeae, ou gonocoque. Le gonocoque est un diplocoque à Gram négatif, strictement humain, capable d’infecter les muqueuses génitales, rectales, pharyngées et conjonctivales. Le terme ancien de blennorragie reste présent dans les cours et certains dossiers ; l’expression actuelle utilisée dans les recommandations est gonococcie ou infection à Neisseria gonorrhoeae.1

Gonocoque : agent infectieux, sites exposés et transmission
Le gonocoque se transmet lors des contacts sexuels impliquant des muqueuses ou des sécrétions infectées : rapports vaginaux, anaux, oraux, contact oro-génital ou oro-anal, et plus rarement transmission conjonctivale manuportée. Une transmission au nouveau-né peut survenir lors de l’accouchement et donner une conjonctivite néonatale. Les localisations pharyngées et rectales sont souvent peu symptomatiques, tout en participant à la transmission et à la persistance de l’infection dans les réseaux sexuels.
La notion de « porteur sain » est trompeuse pour le gonocoque. Une personne peut être asymptomatique, avec un prélèvement positif et une transmission possible. Les sites à prélever doivent donc suivre les pratiques sexuelles exposantes : urine premier jet ou prélèvement urétral, auto-prélèvement vaginal ou prélèvement cervical, écouvillon pharyngé, écouvillon rectal. Chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, chez les personnes ayant des partenaires multiples et chez toute personne exposée par rapports oraux ou anaux, un dépistage limité au seul site génital expose à manquer des infections.1
Épidémiologie
Santé publique France décrit une augmentation de la gonococcie entre 2022 et 2024. En 2024, 25 800 personnes ont été diagnostiquées pour une infection à gonocoque en secteur privé, avec une augmentation de 36 % entre 2022 et 2024. La même année, 3,7 millions de personnes ont été dépistées au moins une fois, soit 54 dépistages pour 1 000 habitants. Les diagnostics restent plus fréquents chez les hommes, notamment entre 26 et 49 ans, et chez les jeunes.2
La résistance antibiotique donne à la gonococcie une place particulière parmi les IST bactériennes. En Europe, l’ECDC rapporte pour 2024 deux isolats résistants à la ceftriaxone dans les données analysées et une résistance à la ciprofloxacine qui reste élevée, concernant environ deux tiers des isolats. La ceftriaxone reste le traitement de référence, mais la culture, l’antibiogramme et la surveillance des échecs thérapeutiques deviennent des éléments pratiques de prise en charge.3
Tableaux cliniques
L’incubation habituelle est courte, souvent de 2 à 7 jours, mais les formes asymptomatiques sont fréquentes selon le site infecté. Une urétrite chez une personne ayant un pénis donne typiquement brûlures mictionnelles, dysurie, prurit urétral, méatite et écoulement urétral mucopurulent ou purulent, classiquement jaune ou verdâtre. L’expression populaire « chaude-pisse » désignait ce tableau d’urétrite gonococcique aiguë. En consultation, il est préférable de parler clairement d’urétrite ou d’infection à gonocoque, puis d’expliquer ce terme ancien si la personne l’emploie ou l’a déjà entendu.
Chez une personne ayant un col de l’utérus, l’infection peut donner une cervicite, des leucorrhées mucopurulentes, des métrorragies, des saignements provoqués, une dysurie, une dyspareunie ou des douleurs pelviennes. L’examen au spéculum peut montrer un col inflammatoire, friable ou purulent, mais un col d’aspect normal n’écarte pas l’infection. Une infection ascendante peut provoquer une endométrite, une salpingite ou une infection génitale haute, avec risque de douleurs pelviennes chroniques, infertilité tubaire et grossesse extra-utérine.
La localisation rectale peut rester asymptomatique. Lorsqu’elle est symptomatique, elle peut donner prurit anal, douleurs, ténesme, écoulement, rectorragies, anite ou ano-rectite. La localisation pharyngée est souvent asymptomatique et doit être recherchée si l’exposition oro-génitale ou oro-anale le justifie. Les formes compliquées comprennent notamment orchi-épididymite, infection génitale haute, conjonctivite, bactériémie, atteinte articulaire ou syndrome arthrite-dermatite. Une gonococcie chez l’enfant, en dehors de la transmission néonatale, impose une prise en charge pédiatrique et médico-légale spécialisée avec recherche de violences sexuelles possibles.1
Retentissement sexuel et relationnel
La gonococcie, c’est-à-dire l’infection provoquée par le gonocoque (Neisseria gonorrhoeae), peut avoir un retentissement sexuel disproportionné par rapport à la durée de l’infection. Douleur, écoulement, odeur, saignement, dyspareunie, peur de contaminer, crainte d’être jugé, annonce aux partenaires et interruption temporaire des rapports peuvent modifier le désir, l’excitation, la confiance corporelle et la communication dans le couple ou dans les relations occasionnelles. La consultation doit distinguer le temps médical, consacré au diagnostic, au traitement et à la prévention, du temps sexologique, consacré au vécu corporel, relationnel et émotionnel.
L’entretien reste factuel et non moralisateur. En pratique, il se déroule point par point, en expliquant que ces questions servent à choisir les prélèvements utiles, à traiter les partenaires et à évaluer le risque d’autres IST.
- Les sites exposés doivent être identifiés : urètre, prélèvement vaginal ou cervical, rectum, pharynx, et conjonctive si un contact oculaire est rapporté.
- Les pratiques récentes doivent être précisées sans jugement : rapports génitaux, anaux, oraux, oro-anaux, partage de sextoys ou autre contact entre muqueuses.
- Les protections utilisées doivent être décrites : préservatif externe ou interne, digue dentaire, rupture ou glissement du préservatif, ou absence de protection.
- La chronologie doit être reconstituée : date des derniers rapports, date d’apparition des symptômes, traitements déjà pris et rapports éventuels depuis le début des symptômes.
- Les symptômes ou diagnostics récents des partenaires doivent être recherchés, car ils orientent les prélèvements, le traitement et l’annonce aux partenaires.
- Le risque VIH doit être évalué : exposition récente, indication éventuelle de TPE si le délai le permet, usage ou indication de PrEP, et sérologies VIH, syphilis, hépatites B et C si le statut n’est pas connu ou si le dernier dépistage n’est pas récent.
- Les dépistages antérieurs doivent être repris avec les sites déjà testés, car un dépistage urinaire seul peut manquer une infection rectale ou pharyngée.
Selon la situation, cette évaluation conduit aussi à aborder les infections et contextes associés : Chlamydia trachomatis, Mycoplasma genitalium, le VIH, la prévention des IST, le dépistage en contexte libertin ou la santé sexuelle des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.
Diagnostic
Devant une urétrite, une cervicite, une ano-rectite, une infection pharyngée documentée ou une suspicion de gonococcie, les prélèvements doivent porter sur les sites exposés et être réalisés avant l’antibiothérapie chaque fois que l’état clinique le permet. Selon les pratiques rapportées, il peut s’agir d’un prélèvement urinaire ou urétral, vaginal ou cervical, rectal ou pharyngé.
La PCR recherche le matériel génétique du gonocoque sur le site prélevé. Elle est techniquement appelée test d’amplification des acides nucléiques, ou TAAN, dans les recommandations. En pratique, les ordonnances et les comptes rendus utilisent le plus souvent le terme PCR. Elle répond à une question simple : le gonocoque est-il présent sur ce site ? Elle est utile pour dépister ou confirmer l’infection, y compris au niveau rectal ou pharyngé. Elle ne renseigne pas toujours la sensibilité aux antibiotiques. Quand cette information peut modifier la prise en charge, il faut demander une culture avec antibiogramme, c’est-à-dire une mise en culture de la bactérie avec test de sensibilité aux antibiotiques.
En pratique, la culture avec antibiogramme est particulièrement importante dans les situations suivantes :
- symptômes évocateurs de gonococcie, surtout si l’on peut prélever avant le traitement ;
- symptômes persistants, récidive ou échec après traitement ;
- infection possiblement acquise après un séjour en région où les résistances du gonocoque sont plus fréquentes, notamment en Asie-Pacifique, ou après un rapport avec une personne y ayant séjourné ;
- atteinte pharyngée, lorsque le laboratoire peut réaliser la culture ;
- allergie, impossibilité d’utiliser la ceftriaxone ou besoin d’un traitement alternatif.1
Le bilan associe la recherche de Chlamydia trachomatis sur les mêmes sites. Il faut aussi proposer les sérologies VIH, syphilis, hépatite B et hépatite C lorsque le statut n’est pas connu, lorsque le dernier dépistage est ancien, ou lorsqu’il existe une exposition récente, des partenaires nouveaux ou multiples, des rapports sans protection, une grossesse, des violences sexuelles, un usage de drogues avec partage de matériel, ou une situation faisant discuter un TPE ou une PrEP. Une exposition récente à risque VIH doit faire discuter un traitement post-exposition en urgence lorsque le délai le permet, et la PrEP lorsque les expositions se répètent. Le résultat positif d’un site impose de vérifier les autres sites exposés, car une infection rectale ou pharyngée peut coexister avec une infection génitale.1
Traitement
Le traitement de référence des infections gonococciques non compliquées repose en 2025-2026 sur la ceftriaxone 1 g en dose unique, par voie intramusculaire ou intraveineuse. La voie intramusculaire peut être associée à 2 mL de lidocaïne à 1 % pour diminuer la douleur au point d’injection. La ciprofloxacine 500 mg per os en dose unique ne doit être utilisée que si l’antibiogramme confirme la sensibilité de la souche. Le céfixime 400 mg per os n’a plus de place en traitement empirique et reste réservé à des situations particulières avec impossibilité d’injection et sensibilité documentée.1
En soins primaires, les mêmes principes sont retenus : prélèvement avant traitement, ceftriaxone 1 g IM ou IV en première ligne, gentamicine 240 mg IM en dose unique en cas d’allergie confirmée aux céphalosporines de troisième génération, et avis spécialisé si la CMI de la ceftriaxone est supérieure à 0,125 mg/L ou si l’infection a pu être acquise après un séjour en région où les résistances du gonocoque sont plus fréquentes, notamment en Asie-Pacifique, ou après un rapport avec une personne y ayant séjourné. Les traitements oraux ne doivent être utilisés qu’avec une sensibilité documentée : ciprofloxacine 500 mg per os en dose unique si l’antibiogramme confirme la sensibilité de la souche ; céfixime 400 mg per os en dose unique uniquement pour une forme urogénitale ou rectale avec sensibilité documentée. La doxycycline 100 mg deux fois par jour pendant 7 jours est associée lorsque l’infection à Chlamydia trachomatis n’a pas été exclue.4
| Situation | Conduite pratique | Traitement ou adaptation |
|---|---|---|
| Urétrite, cervicite, rectite ou infection génitale non compliquée. | À prescrire, si possible avant antibiotique : recherche par PCR de Neisseria gonorrhoeae et Chlamydia trachomatis sur les sites exposés lors des rapports : urines du premier jet ou prélèvement urétral, prélèvement vaginal ou endocervical, prélèvement anorectal et/ou pharyngé. Ajouter une culture de Neisseria gonorrhoeae avec antibiogramme si symptômes, échec, suspicion de résistance, localisation pharyngée lorsque le laboratoire le permet, ou traitement alternatif envisagé. | Ceftriaxone 1 g IM en dose unique. La voie IV est possible si l’IM est impossible. |
| Résultat chlamydia non disponible, prélèvement non fait, ou risque de ne pas pouvoir recontacter la personne. | Si l’infection à Chlamydia trachomatis n’a pas été écartée au moment de traiter le gonocoque, ajouter un traitement anti-chlamydia sans attendre le résultat. | Doxycycline 100 mg per os deux fois par jour pendant 7 jours, sauf grossesse ou contre-indication. |
| Localisation pharyngée. | Prélever le pharynx si exposition orale. Documenter par PCR et culture lorsque disponible, car le pharynx est un site de persistance et de résistance. | Ceftriaxone 1 g IM ou IV en dose unique. Un test d’éradication peut être discuté en cas de traitement alternatif, de symptômes persistants ou d’infection possiblement acquise après un séjour en région où les résistances du gonocoque sont plus fréquentes. |
| Allergie confirmée aux céphalosporines de troisième génération. | Vérifier la réalité de l’allergie et la gravité de l’infection. Demander un avis spécialisé si forme compliquée, grossesse, enfant, échec ou résistance possible. | Gentamicine 240 mg IM en dose unique dans les formes non compliquées. La ciprofloxacine 500 mg per os dose unique est réservée aux souches sensibles documentées par l’antibiogramme. |
| Injection IM impossible, contre-indiquée ou refusée. | Expliquer que la ceftriaxone IM reste le traitement de référence, avec possibilité d’ajouter de la lidocaïne pour réduire la douleur. Si l’IM est impossible ou refusée, proposer la ceftriaxone IV. Une alternative orale exige une sensibilité documentée de la souche. | Ceftriaxone 1 g IV en dose unique. Si aucune injection n’est possible et si l’antibiogramme confirme la sensibilité : ciprofloxacine 500 mg per os dose unique. Céfixime 400 mg per os dose unique uniquement pour une forme urogénitale ou rectale avec sensibilité documentée. |
| Traitement anticoagulant. | Anticiper le risque d’hématome au point d’injection et adapter le geste au traitement anticoagulant. | Compression manuelle prolongée après injection IM. Pour les AVK, programmer si possible l’IM dans les 12 heures avant la prochaine prise lorsque l’INR est inférieur à 4. Pour les AOD, réaliser l’injection au moins 4 heures après la dernière prise et dans les 12 heures avant la suivante. |
| Séjour en région Asie-Pacifique, ou rapport avec une personne y ayant séjourné. | Demander une culture avec antibiogramme chaque fois que possible, sans retarder un traitement nécessaire. | Ceftriaxone 1 g IM associée à azithromycine 2 g per os hors AMM dans l’attente des résultats selon les recommandations HAS. Avis infectiologique si la culture est positive avec CMI de la ceftriaxone > 0,125 mg/L. |
| Orchi-épididymite avec suspicion d’IST. | Prélèvement microbiologique avant antibiotique et recherche d’autres IST. Rechercher douleur testiculaire aiguë, torsion, fièvre, signes de gravité et nécessité d’avis urologique. | Ceftriaxone 1 g IM ou IV dose unique, associée à doxycycline 100 mg deux fois par jour pendant 10 jours lorsqu’une infection à Chlamydia trachomatis est possible. |
| Infection génitale haute non compliquée. | Évaluer grossesse, douleur pelvienne, signes de gravité, abcès tubo-ovarien et possibilité de suivi rapproché. | Ceftriaxone 1 g IM dose unique, doxycycline 100 mg deux fois par jour pendant 10 jours et métronidazole 500 mg deux fois par jour pendant 10 jours. |
| Grossesse. | Traiter le gonocoque, rechercher les co-infections, adapter le traitement anti-chlamydia à la grossesse et organiser le suivi obstétrical si besoin. | Ceftriaxone 1 g IM ou IV dose unique. Avis spécialisé en cas d’allergie aux céphalosporines, forme compliquée ou situation pédiatrique/néonatale. |
| Allaitement. | Traiter la gonococcie et choisir l’éventuel traitement anti-chlamydia associé en tenant compte de l’âge du nourrisson et de la durée prévue. | Ceftriaxone 1 g IM ou IV dose unique. La doxycycline courte, limitée à 7 jours, peut être utilisée pendant l’allaitement lorsque le traitement anti-chlamydia est nécessaire. |
| Symptômes persistants, échec, alternative thérapeutique ou CMI ceftriaxone > 0,125 mg/L. | Rechercher une nouvelle exposition, une prise incomplète du traitement, un site non traité, une co-infection, une résistance ou une complication. | Réaliser de nouveaux prélèvements avec PCR, culture et antibiogramme. Un contrôle à J14 est indiqué dans plusieurs situations d’échec, de traitement alternatif ou de résistance. Avis infectiologique. |
| Partenaires récents. | Informer, dépister et traiter les partenaires exposés. Les recommandations HAS retiennent les partenaires des deux dernières semaines en cas d’urétrite symptomatique, et des trois derniers mois pour les autres formes. | Prélèvements adaptés aux pratiques et traitement selon résultat ou situation clinique. Les rapports doivent être protégés ou différés pendant 7 jours après traitement, jusqu’au traitement des partenaires et la disparition des symptômes. |
Organigramme décisionnel

Suivi, prévention et annonce aux partenaires
Après le traitement, il faut vérifier que les symptômes disparaissent et que les résultats des prélèvements et des sérologies ont été récupérés. Il faut aussi s’assurer que les sites exposés n’ont pas été oubliés, que les partenaires ont été informés et pris en charge, et que les consignes de prévention ont été comprises.
Il faut prévoir un avis ou un contrôle précoce lorsque les symptômes persistent à J3, lorsqu’un traitement alternatif a été utilisé, lorsque l’infection a pu être acquise après un séjour en région où les résistances du gonocoque sont plus fréquentes, notamment en Asie-Pacifique, après un rapport avec une personne y ayant séjourné, ou lorsque l’antibiogramme montre une sensibilité diminuée à la ceftriaxone. La personne doit recevoir une consigne claire de reconsulter sans attendre en cas d’aggravation, de fièvre, de douleur pelvienne, de douleur testiculaire, de douleur rectale importante, d’œil rouge douloureux avec écoulement purulent, de douleur ou gonflement articulaire, de lésions cutanées fébriles, de grossesse, ou lorsque la situation concerne un enfant, un adolescent ou une possible violence sexuelle.
- Une douleur pelvienne, une douleur du bas-ventre, des métrorragies, une dyspareunie profonde ou une douleur à la mobilisation du col font rechercher une infection génitale haute : endométrite, salpingite, abcès tubo-ovarien ou pelvipéritonite.
- Une douleur testiculaire, une augmentation de volume du scrotum, une fièvre ou une douleur inguinale font rechercher une orchi-épididymite, avec avis urologique rapide si la douleur est aiguë ou si une torsion ne peut pas être écartée.
- Une douleur rectale importante, un ténesme, un écoulement anorectal, des rectorragies ou une altération de l’état général font rechercher une ano-rectite compliquée ou un autre diagnostic associé.
- Un œil rouge douloureux avec écoulement purulent ou baisse de vision impose un avis ophtalmologique urgent, car la conjonctivite gonococcique peut évoluer rapidement.
- Une fièvre associée à des douleurs articulaires, à une articulation gonflée, à des lésions cutanées ou à une ténosynovite fait rechercher une infection gonococcique disséminée.
Le test d’éradication est un nouveau prélèvement microbiologique, par PCR et/ou culture selon la situation, réalisé après le traitement pour vérifier que le gonocoque n’est plus détecté sur le ou les sites infectés. Il n’est pas systématique après ceftriaxone lorsque la forme est simple, que la souche est sensible ou présumée sensible, et que l’évolution est favorable. Il est recommandé ou discuté en cas d’échec clinique, de symptômes persistants, de traitement alternatif, de CMI élevée, de forme compliquée, d’infection possiblement acquise après un séjour en région où les résistances du gonocoque sont plus fréquentes, notamment en Asie-Pacifique, ou après un rapport avec une personne y ayant séjourné. La prévention associe préservatifs ou digues dentaires selon les pratiques, dépistage régulier des sites exposés, vaccination hépatite B si besoin, information sur la PrEP VIH lorsque les expositions le justifient, et reprise des rapports avec protection pendant 7 jours après traitement, jusqu’à disparition des symptômes et prise en charge des partenaires.1
Livres utiles
Référence
Référentiel de maladies infectieuses et tropicales couvrant les IST, le VIH, les infections opportunistes et les stratégies diagnostiques et thérapeutiques.
Aucune ressource ne correspond a cette recherche.
Certains liens peuvent etre des liens affilies. L’achat est facultatif et n’est jamais necessaire a une prise en charge medicale.
Références
- HAS, recommandations de prise en charge des personnes infectées par Neisseria gonorrhoeae, avril 2025[↩][↩][↩][↩][↩][↩][↩][↩]
- Santé publique France, Gonococcie, données mises à jour le 18 décembre 2025[↩]
- ECDC, Euro-GASP 2024, publié le 26 mai 2026[↩]
- Antibioclic, recommandations vérifiées le 6 juillet 2026[↩]






