Slideshow shadow

Sexoblogue.fr : Des conseils d’experts pour une sexualité épanouie

Le sexe en extérieur : fantasme, réalité ou déviance ?

20 juin 2024 dans Conseils sexo par

Solstice d'été

Le 21 juin signe le retour de l’été et des beaux jours.

C’est notamment en cette période estivale que de nombreux médias proposent à leurs lecteurs des rubriques « sexo » en tout genre. L’été serait propice aux rencontres, à une libido décuplée, à de nouvelles expériences, et pratiques sexuelles et pourquoi pas dans des endroits insolites ?

Ce point est lui-même sujet à controverse car nous savons finalement que la période de l’année pendant laquelle les français ont le plus de rapports sexuels est celle des fêtes de fin d’année, alors que près d’un Français sur deux connaît une baisse de libido à la saison estivale, en raison de la hausse du mercure.

Nous avons ainsi décidé de rédiger cet article afin de faire le point sur l’une des pratiques souvent évoquées en cette « chaude » période de l’année, à savoir le sexe en extérieur.

Dans notre pratique de sexologues libéraux nous sommes constamment confrontés à la question du Désir, désir sexuel, désir au sein du couple.

Nous sommes amenés à rencontrer en consultation des individus mis à mal dans leur sexualité car très souvent sous l’influence des idées véhiculées par les médias d’une « bonne conduite sexuelle » qui, la plupart du temps, n’est pas représentative de la sexualité de la majorité d’entre nous. 

Les articles « bien-être » véhiculés par de nombreux médias nous enjoignant à avoir une sexualité toujours plus épanouie peuvent parfois créer l’exact inverse de leur but premier et conduire à des dérives, et à de fausses croyances sur la sexualité. Il est alors facile pour un bon nombre de personnes de s’imaginer que la vie sexuelle des autres est bien plus passionnante que la leur.  

Cette pratique fait le point sur un sujet régulièrement abordé dans les magazines : la pratique du sexe en extérieur ou dans un lieu insolite. C’est en effet un fantasme répandu et souvent réalisé, mais en réalité, la plupart des couples préfère le confort et l’intimité de la chambre à coucher !

La lubrification vaginale en questions

17 juin 2024 dans Points de repères sexo par

Journée mondiale contre la sécheresse et la désertification
Journée mondiale sécheresse

Le 17 juin est la Journée Mondiale de lutte contre la sécheresse et la désertification. Pour faire un petit clin d’oeil à cette journée, nous mettons en lumière cet article sur la sécheresse vaginale.

Qu’est-ce que la lubrification vaginale ?

La lubrification vaginale est un phénomène automatique, qui commence dans les 10 à 30 secondes après le début de l’excitation sexuelle, donc au tout début du rapport sexuel, pendant les préliminaires.

Une femme de 20 ans a en général besoin de 15 secondes pour lubrifier complètement son vagin, alors qu’une femme ménopausée mettra entre 5 et 20 minutes1.

Le lubrifiant physiologique est un liquide transparent, de la consistance du blanc d’oeuf, produit non pas par des glandes, mais par un processus de transsudat vaginal2 par le biais d’une exfiltration de plasma au travers des parois grâce à l’engorgement vasculaire.

A ce transsudat, vient s’ajouter à la fin de la phase d’excitation un liquide sécrété par les glandes de Bartholin, situées légèrement en dessous et de parts et d’autres de l’orifice vaginal, afin de participer plus spécifiquement à la pénétration (et également au maintient d’une humidité naturelle en temps normal).

Références

  1. Roy J Levin (2003) The ins and outs of vaginal lubrication, Sexual and Relationship Therapy, 18:4, 509-513, DOI: 10.1080/14681990310001609859[]
  2. Masters W, Johnson VE. The physiology of the vaginal reproductive function. West J Surg Obstet Gynecol. 1961.[]

Les obstacles à la vie intime et sexuelle en EHPAD : maltraitance ou manque d’information ?

15 juin 2024 dans Formation en Santé Sexuelle, Journées de santé par

L’activité sexuelle diminue avec l’âge mais ne disparait pas

Une étude américaine montre que parmi les 75 à 85 ans, 26% déclarent être sexuellement actif1.

Cependant, la proportion de la population sexuellement active en résidence tombe à 8%.

Si l’amour fait partie du quotidien des EHPAD, rythmé par les couples qui se font et se défont, comment laisser les sentiments et la sexualité des personnes âgées s’épanouir librement ?

Références

  1. Lindau et al. A Study of Sexuality and Health among Older Adults in the United States. N Engl J Med. 23 août 2007;357(8):762‑74. Disponible sur: http://www.nejm.org/doi/abs/10.1056/NEJMoa067423[]

Comment minimiser l’impact négatif de l’obésité sur la sexualité ?

12 juin 2024 dans Journées de santé, Maladies et sexualité par

Dans notre société où le nombre de personnes en surpoids augmente, maintenir une vie sexuelle et affective satisfaisante chez ces personnes devient un vrai challenge. En effet, les études ont démontré l’impact négatif de l’obésité sur la sexualité aussi bien chez l’homme (troubles de l’érection, diminution de la taille de la verge) que chez la femme (baisse du désir, baisse de la sensibilité et du plaisir)1.

Références

  1. Ilaria Lucca et Al. Troubles sexuels masculins et obésité. Rev Med Suisse 2012; volume 8. 2327-2330. https://www.revmed.ch/RMS/2012/RMS-365/Troubles-sexuels-masculins-et-obesite[]

Sondage : quel nom pour le risquomètre en contraception ?

4 juin 2024 dans Actualités par

Il y a quelques mois, a été créé par le Dr Alan CHARISSOU et avec le soutien du Conseil Départemental de Meurthe et Moselle et de Sexoblogue, le risquometre, un outil d’aide au choix contraceptif visant à délivrer une information sur le niveau de protection contre le risque de grossesse en fonction de la stratégie contraceptive et de la durée durant laquelle une grossesse.

L’approche de la santé reproductive via la notion de risque n’est pas adaptée. D’où la volonté de changer de nom.

Ce nom doit être plus positif et engageant, tout en reflétant que l’objectif de l’outil est de fournir des informations fiables, notamment sur le niveau d’efficacité des contraceptifs, afin d’aider les utilisateurices à faire des choix éclairés concernant leur contraception.

Si vous voulez donner votre avis, ça prend 1 à 2 minutes et ça se passe au lien suivant.

Effets du tabac sur la sexualité masculine

31 mai 2024 dans Conseils sexo, Journées de santé par

On sait déjà depuis longtemps que le tabac est mauvais pour la fonction érectile sur le long terme, par le biais de l’effet athérogène de la fumée de cigarette qui entraîne des plaques qui « bouchent » les artères aussi bien au niveau du système vasculaire coronarien, responsable de la vascularisation du coeur, que sur les artères péniennes, responsables de la vascularisation de la verge et du mécanisme de l’érection.

Mais, les études montrent que la cigarette agit aussi de manière négative sur la sexualité par d’autres mécanismes, y compris à très court terme, et que le fait de fumer potentialise de façon très importante le risque de souffrir de troubles érectiles lorsqu’ils sont associés à d’autres pathologies délétères pour la fonction sexuelle.

La sclérose en plaques et ses répercussions sur la sexualité

30 mai 2024 dans Journées de santé, Maladies et sexualité par

Il existe de nombreuses études sur le retentissement de la Sclérose en Plaques (SEP) sur la qualité de vie, mais très peu d’entre elles ont étudié l’impact de cette maladie sur la sexualité.

Et pourtant, la sphère intime des patients atteints par la SEP est largement touchée, tant d’un point de vue somatique que psychologique.

Des modifications de la sexualité et des troubles sexuels ont été constatés dans toutes les études menées auprès de patients atteints de sclérose en plaques, quel que soit le genre.

De plus, les constructions de la sexualité comme les réponses sexuelles physiques, la perception et l’image de soi, la communication, les relations interpersonnelles et sexuelles seront nécessairement modifiées après le diagnostic.

Les personnes atteintes de sclérose en plaques subissent une grave altération de leur mode de vie, tant sur le plan physiologique qu’émotionnel.

La colopathie fonctionnelle entraîne fréquemment une insatisfaction sexuelle

29 mai 2024 dans Journées de santé, Maladies et sexualité par

Le syndrome du colon irritable, aussi appelé colopathie fonctionnelle ou trouble fonctionnel intestinal, est un trouble gastro-intestinal courant touchant 12 à 15% de la population1, se traduisant par des douleurs abdominales, des ballonnements et des troubles du transit.

Retentissement sur la qualité de vie

Il a été démontré que la qualité de vie des patients atteints du syndrome du colon irritable est aussi faible que la qualité de vie mesurée chez les patients atteints de diabète sucré ou d’insuffisance rénale terminale2. Cependant, cette maladie n’a pas seulement un impact négatif sur la santé générale, mais aussi plus spécifiquement sur la dysfonction sexuelle.

Références

  1. Lovell et Al. « Global Prevalence of and Risk Factors for Irritable Bowel Syndrome: A Meta-Analysis ». Clinical Gastroenterology and Hepatology: The Official Clinical Practice Journal of the American Gastroenterological Association 10, nᵒ 7 (juillet 2012): 712-721.e4. https://doi.org/10.1016/j.cgh.2012.02.029[]
  2. Gralnek, I. M. et Al. « The Impact of Irritable Bowel Syndrome on Health-Related Quality of Life ». Gastroenterology 119, no 3 (septembre 2000): 654‑60. https://doi.org/10.1053/gast.2000.16484[]

Prise en charge des difficultés sexuelles chez les patients souffrant de troubles psychiatriques

24 mai 2024 dans Journées de santé, Maladies et sexualité par

Un certain nombre d’études montrent que les patients souffrant de troubles psychiatriques sont plus fréquemment atteints par des troubles sexuels que dans la population générale.

Cela est d’autant plus important que le nombre total de patients concernés par ces troubles est très certainement sous-estimé, une grande partie des patients ont en effet du mal à aborder le sujet de l’intimité avec leur médecin.

Nombreux sont les professionnels de santé, médecins généralistes, psychiatres ou psychologues qui n’abordent pas suffisamment le sujet de la sexualité avec leurs patients, ou bien qui le font de manière superficielle et expéditive1.

Pourtant, une sexualité épanouie contribue grandement au bienêtre des patients en psychiatrie. Le traitement efficace de leurs troubles sexuels doit donc faire partie intégrante de la prise en charge de leur pathologie mentale. 

Chez les malades souffrant de troubles psychotiques, les difficultés d’ordre sexuels sont extrêmement fréquentes, surtout chez les patients non-hospitalisés : jusqu’à 50% des femmes et 70% des hommes.

Les répercussions des pathologies psychiatriques sur la sexualité sont généralement induites par les traitements neuroleptiques (médicaments utilisés dans la prise en charge des troubles psychiatriques) et, de ce fait, sont souvent sources d’inobservance médicamenteuse. Ils peuvent donc être responsables d’échec thérapeutique et de rechutes ! C’est pour cela qu’il est primordial d’en tenir compte lors de la prise en charge des patients en psychiatrie.

Si vous préférez lire cet article sous forme d’une publication Instagram illustrée, suivez ce lien : https://www.instagram.com/p/CMWcAIfIbbk/

Références

  1. Christophe Dallon, Georges Abraham, Rev Med Suisse 2009; volume 5. 635-637, https://www.revmed.ch/RMS/2009/RMS-195/Psychose-et-sexualite[]