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Sexoblogue.fr : Des conseils d’experts pour une sexualité épanouie

Femmes fontaines & éjaculation féminine: mythes, controverses et réalités

16 avril 2016 dans Points de repères sexo par

Femmes fontaines & éjaculation féminine

Lors des relations sexuelles, lorsqu’un haut niveau d’excitation est atteint, certaines femmes expulsent un liquide en abondance variable. Ce phénomène est connu depuis l’Antiquité et a même été valorisé, car les médecins de l’époque pensaient qu’il participait activement à la reproduction. Mais l’invention du microscope a mis à mal cette théorie. Depuis toujours, l’origine de ces émissions liquidiennes a questionné les scientifiques et beaucoup de médecins célèbres ont avancé leur théorie pour expliquer ce phénomène1.

 

Références

  1. Korda JB, Goldstein SW, Sommer F. The history of female ejaculation.J Sex Med. 2010 May;7(5):1965-75.[]

Fréquence des principales dysfonctions sexuelles masculines

23 février 2016 dans Points de repères sexo par

Les principales dysfonctions sexuelles masculines sont, tous âges confondus :

  • Le manque d’intérêt sexuel (14%)
  • L’anorgasmie (10%)
  • L’éjaculation prématurée (13%)
  • Les dyspareunies (douleurs lors des rapports) (3,5%)
  • L’absence de plaisir (8%)
  • La dysfonction érectile (14%)
Fréquence des principales dysfonctions sexuelles masculines
Fréquence des principales dysfonctions sexuelles masculines en France (en jaune) et dans le monde (en bleu)

La St-Valentin, le festival des sondages sur la sexualité

15 février 2016 dans Actualités par

La Saint-Valentin n’est pas seulement la fête des amoureux, c’est également la fête des sondages et études en tous genre. Sondages sur l’amour, sondages sur le couple, sondages sur le sexe, sondages sur la Saint-Valentin elle-même et sondages sur les cadeaux offerts à l’occasion de la Saint-Valentin… Quand on parle du 14 février comme d’une fête «commerciale», il convient donc d’inclure les instituts de sondages parmi ses bénéficiaires aux côtés des fleuristes, chocolatiers, restaurateurs et marques de lingerie.

Chaque année les médias, autant que les chercheurs, ne nous épargnent pas…

Programme DIU du sexologie 2e année 2015/2016 Lyon

16 octobre 2015 dans DIU de sexologie par

1er Week-end

Vendredi 16 octobre 2015

08h30-10h30Classification des dysfonctions sexuellesM. CHEVRET, M. GERARDIN
11h00-13h00Troubles de l’érectionH. LEJEUNE, M. GERARDIN
14h30-16h30Troubles du désir masculinH. LEJEUNE, G. LHOSTE
17h00-18h00Troubles du plaisir masculinH. LEJEUNE, G. LHOSTE
18h00-20h00Troubles de l’éjaculationM. GERARDIN, H. LEJEUNE

Un centre de santé sexuelle ouvrira bientôt à Lyon

29 septembre 2015 dans Actualités par

Source : Heteroclite

C’est l’une des bonnes nouvelles de 2015 : Lyon devrait prochainement se doter d’un centre de santé sexuelle. La promesse en avait été faite par tous les candidats de gauche aux élections municipales de mars dernier (dont le maire sortant et réélu, le socialiste Gérard Collomb) et semble en voie d’être tenue.

Mais qu’entend-on par «santé sexuelle» ? Ce concept a été défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au début des années 70 comme «un état de bien-être physique, mental et social dans le domaine de la sexualité». La santé sexuelle, ajoute l’OMS, «requiert une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui soient sources de plaisir et sans risque, libres de toute coercition, discrimination ou violence». En d’autres termes, il ne s’agit pas seulement de prévenir et de traiter les infections sexuellement transmissibles mais bien de prendre en compte l’individu dans les trois champs qui composent la sexualité : le biomédical, le psychologique et le social.

La santé sexuelle regroupe donc des thématiques très diverses, de la contraception aux violences conjugales en passant par les problèmes d’impuissance, de baisse de la libido, d’infertilité ou de discriminations à l’encontre des minorités sexuelles. Pour ces dernières, cette approche globale est particulièrement pertinente puisqu’elle suppose de s’intéresser à la diversité des pratiques sexuelles, ce que ne font pas forcément tous les médecins et personnels soignants : Yagg.com a ainsi récemment publié des témoignages très éloquents sur les incompréhensions et les situations absurdes que rencontrent de nombreuses lesbiennes lors des visites chez leur gynécologues… Mais bien qu’il date d’une quarantaine d’années, le concept de santé sexuelle a encore du mal à s’imposer dans notre pays.

Le centre lyonnais sera d’ailleurs en quelque sorte une première en France, puisqu’il sera rattaché au milieu hospitalier, ce qui n’est pas le cas du 190 à Paris (cf. encadré ci-contre). Ce dernier constitue d’ailleurs pour l’instant le seul centre de santé sexuelle en métropole (un autre existe à La Réunion). Mais des projets sont en cours à Dijon, à Toulouse, à Marseille et donc à Lyon, où l’association AIDES planche en outre sur une idée de «centre de santé sexuelle itinérant», un camion qui permettrait de toucher les populations les plus éloignées des soins.

Déjà des permanences

Le projet d’un centre de santé sexuelle lyonnais est né il y a quelques années au sein du pavillon d’infectiologie de l’hôpital Édouard Herriot. Rapidement, ses initiateurs perçoivent tout l’intérêt qu’il y a à faire travailler ensemble médecins et membres des associations de santé communautaires. Sollicitées, trois d’entre elles répondent présentes : l’Association de lutte contre le sida (ALS), Femmes, réduction des risques et sexualités (FRISSE) et le Collectif lesbien lyonnais (C2L), qui ont récemment été rejoints par Cabiria.

À défaut de subventionner le projet, la Ville de Lyon s’est engagée à mettre à disposition gracieusement un local dans le quartier des pentes de la Croix-Rousse afin d’accueillir le futur centre. Des négociations entre l’hôpital Édouard Herriot, les associatifs et la municipalité sont donc en cours et devraient aboutir, si tout se déroule comme prévu, d’ici la fin du premier trimestre 2015. En attendant qu’un local soit trouvé, l’ALS accueille depuis début octobre dans ses locaux des permanences de santé sexuelle hebdomadaires, la première du mois étant plus spécifiquement dédiée aux femmes et aux personnes trans.

Mêlant un médecin, un sexologue, des personnels hospitaliers et associatifs, ces permanences sont financées par la Coordination régionale de lutte contre le VIH (COREVIH) et proposent des tests de dépistage rapides du VIH (TROD), des consultations médicales (notamment sur les addictions), de l’écoute sexologique et du counselling. Un assez bon aperçu, en somme, de ce que pourrait offrir très bientôt le futur centre de santé sexuelle lyonnais.

Permanences de santé sexuelle, les mardis de 17h30 à 21h à l’Association de lutte contre le sida, 16 rue Pizay-Lyon 1 / 04.78.27.10.10 / www.sidaweb.com

Qu’est-ce qu’un fantasme sexuel inhabituel ?

13 juin 2015 dans Points de repères sexo par

Qu’est-ce qu’un fantasme sexuel inhabituel ? Des chercheurs du département de psychologie de l’université du Québec, à Trois-Rivières, ont tenté de répondre à cette question dans une étude scientifique publiée dans The Journal of Sexual Medicine1.

Introduction

Bien que plusieurs théories utilisent les fantasmes sexuels inhabituels comme moyen d’identifier les personnalités déviantes, elles décrivent rarement comment définir les fantasmes comme inhabituels.

Objectif

L’objectif principal de cette étude était de déterminer quels fantasmes sexuels sont rares, inhabituels, communs, ou typiques d’un point de vue statistique dans une proportion relativement vaste d’adultes recrutés dans la population générale. Un objectif secondaire était de fournir une comparaison statistique de la nature et l’intensité des fantasmes sexuels pour les hommes et les femmes. Cette étude vise également à démontrer à la fois quantitativement et qualitativement l’analyse que certains fantasmes souvent considérés comme inhabituels sont communs.

Références

  1. Christian C. Joyal PhD, Amélie Cossette and Vanessa Lapierre. What Exactly Is an Unusual Sexual Fantasy ? The Journal of Sexual Medicine Volume 12, Issue 2, pages 328–340, February 2015. Article first published online: 30 OCT 2014. DOI: 10.1111/jsm.12734[]

Annales de 1ère année du DIU de sexologie de Lyon (1999 à 2015)

2 juin 2015 dans Annales par

examens

Les D.I.U. et A.E.U. de Sexualité Humaine de l’Université Claude Bernard Lyon ont été créés en 1999.

La première année du DIU (qui n’a lieu que tous les deux ans) est sanctionnée par un examen qui a lieu, en général, en juin pour la première session, et en septembre la session de rattrapage.

L’examen de fin de première année a pour but d’interroger les connaissances des candidats sur la physiologie et l’anatomie de la sexualité physiologique non pathologique.

Voici la liste des sujets de 1ère année tombés depuis 1999 à l’Université Lyon I.

Si vous avez des questions d’examens à votre disposition, vous pouvez nous les envoyer pour en faire profiter d’autres étudiants via ce lien : https://sexoblogue.fr/cours-sexologie/proposer-des-annales

Les pathologies sexuelles masculines

1 juin 2015 dans Points de repères sexo par

Selon Masters et Johnson la réponse sexuelle masculine est composée de quatre phases qui sont :

  1. Le désir ;
  2. L’excitation ;
  3. Le plaisir;
  4. L’orgasme ;

On aura donc des pathologies sexuelles qui seront en rapport avec ces 4 phases. Chez l’homme ce seront les pathologies liées à la phase de l’excitation et à la phase de l’orgasme qui seront les plus représentées, alors que chez la femme ce seront celles liées à au désir et au plaisir.

La réponse sexuelle masculine

31 mai 2015 dans Points de repères sexo par

Les premiers scientifiques à avoir étudié par le biais d’observations les réactions physiologiques du corps humain durant l’acte sexuel sont le Dr William Masters et la psychologue Virginia Johnson dans les années 1960. Ils ont appelé ces réactions « la réponse sexuelle ».

Master Johnson
Virginia Johnson (à gauche) et William Masters (à droite)

Ils ont décrit 4 phases interactives, communes à l’homme et à la femme, plus une supplémentaire chez l’homme qui est la période réfractaire, qu’ils ont appelé réponse sexuelle :

Modèle habituel du déroulement des réactions sexuelles masculines – D’après Masters & Johnson, 1966
  1. La phase d’excitation
    • C’est une réponse physiologique qui va être déclenchée par le désir , par l’activité fantasmatique et par la stimulation des zones érogènes, qui va se traduire par un développement de l’érection.
  2. La phase de Plateau
    • C’est une phase qui dure plus ou moins longtemps, durant laquelle il va y avoir un maintien de l’état d’excitation et un maintien de l’érection associé à un ressenti de plaisir.
  3. L’Orgasme
  4. La phase de Résolution
    • Elle correspond à la disparition de l’état d’excitation et au retour de la verge à l’état flacide
  5. La période réfractaire
    • C’est une phase qui existe uniquement chez l’homme, pas chez la femme. Elle correspond à une impossibilité de ré-initier une érection, avec une durée variable selon les hommes et les circonstances. Cette durée s’allonge avec l’âge (quelques minutes à l’âge de 20 ans à quelques jours à l’âge de 70 ans).

Pour en savoir plus :

La caféine entrainerait une diminution des troubles de l’érection

30 mai 2015 dans Recherche en santé sexuelle par

D’après une étude menée par l’Université des Sciences du Texas, les hommes qui boivent 2 à 3 tasses de café par jour sont moins susceptibles de connaitre des troubles de l’érection1.

Les hommes ayant consommé entre 85 et 170 milligrammes de caféine par jour ont 42% de chance en moins de souffrir d’impuissance. Les résultats de cette étude se sont également avérés probants dans le cas d’hommes obèses, en surpoids, ou souffrant d’hypertension. Les hommes diabétiques constituent cependant une exception, cette maladie favorisant les troubles de l’érection.

La caféine se trouve dans le café, le thé, les sodas ainsi que les boissons énergétiques. La consommation de ces boissons entrainerait une augmentation de l’afflux sanguin dans le pénis.

Cette étude s’est portée sur 3724 hommes âgés de plus de 20 ans issus de la cohorte National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES) et ne présentant aucune pathologie pouvant directement influencer la capacité érectile.

Ces derniers ont été répartis en cinq groupes en fonction de leur consommation de café (Gr 1 : 0 à 7 mg par jour de caféine ; Gr 2 : 8 à 84 mg/j ; Gr 3 : 85 à 170 mg/j ; Gr 4 : 171 à 303 mg/j ; Gr 5 : 304 à 700 mg/j).

L’évaluation des troubles de l’érection a été réalisée sur la base d’un questionnaire anonymisé dans lequel les participants devaient se déclarer « toujours », « presque toujours », « habituellement », « parfois » ou « jamais » capable d’avoir des relations sexuelles.

Les groupes 3 et 4, qui consommaient beaucoup de café, ont présenté un risque respectivement diminué de 42% et 39%.

Pour les auteurs de cette étude, « la caféine amorce une série d’effets pharmacologiques menant à une relaxation des corps caverneux du pénis pouvant sensiblement améliorer la dysfonction érectile » en facilitant l’afflux sanguin responsable de l’érection.

D’autres études sont cependant nécessaires avant de pouvoir confirmer si – et comment – le café pourrait bel et bien aider à rester vigoureux. A noter que trop de petit noir n’a pas le même effet bénéfique : dans le groupe 5 (comme dans le groupe 2 d’ailleurs), le risque a été réduit mais dans une proportion jugée non significative.

L’objectif des chercheurs était également de croiser ces résultats (association consommation de café/troubles de l’érection) avec les autres facteurs de risques, et notamment le diabète.

Le Dr David Lopez, principal auteur, indique que « si nous avons vu une réduction de la prévalence des problèmes d’érection chez les hommes obèses, en surpoids ou en hypertension, cela n’a pas été le cas chez les hommes atteints de diabète de type 2 ».

Références

  1. David S. Lopez, Run Wang, Konstantinos K. Tsilidis, Huirong Zhu, Carrie R. Daniel, Arup Sinha, Steven Canfield. Role of Caffeine Intake on Erectile Dysfunction in US Men: Results from NHANES 2001-2004. Published: April 28, 2015. DOI: 10.1371/journal.pone.0123547[]